Par Andrea Zhok − Le 17 octobre 2026 − Source Site de Thomas Fazi
Introduction par Thomas Fazi :
Ce qui suit est une traduction en anglais d’un article d’Andrea Zhok, initialement publié en italien sur sa chaîne Telegram. À son analyse, impeccable comme toujours, j’ajouterais simplement que le problème, à mon avis, est en fait beaucoup plus profond, car il va au-delà de la simple baisse socio-économique, des inégalités et d’un régime techno-fasciste. J’ai l’impression que ces explosions de violence sont aussi le reflet du vide nihiliste dans lequel les sociétés occidentales se sont enfoncées — une révolte désespérée contre un système de plus en plus incapable d’assurer le bien-être matériel de base, mais aussi contre une culture totalement incapable de donner un sens à la vie des gens. Lorsque l’absence de but, l’anxiété, le vide émotionnel et le désespoir deviennent la norme, le résultat sera inévitablement une dépression collective — ou de la violence.
Article d’Andrea Zhok :
Dernièrement, il ne se passe pas un jour en Europe sans qu’une peur des drones, un incendie ou une panne d’électricité ne soient imputés à la Russie. On nous dit que ces incidents font tous partie d’une “guerre hybride” incessante que la Russie mène contre l’Europe ; une guerre qui implique des incursions de drones, des violations de l’espace aérien, des sabotages, des incendies criminels, des cyberattaques et plus encore.
Trump et Hegseth ne cessent de répéter que les États-Unis et Israël sont en train de gagner la guerre contre l’Iran. Pour preuve, ils citent des frappes aériennes massives contre lesquelles l’Iran s’est avéré être largement sans défense et qui ont décimé sa marine et son armée de l’air.
Dans une énième escalade des tensions commerciales dans le monde, l’UE se prépare à introduire des règles nettement plus strictes sur les investissements chinois dans le bloc. Dans le cadre actuel de 2019, les États membres jouissent d’une grande latitude dans la manière dont ils filtrent les investissements directs étrangers. Mais une nouvelle loi – approuvé par le Parlement européen en mai 2025 – rendrait désormais obligatoire le filtrage dans un éventail de secteurs stratégiques, notamment les médias, les matières premières critiques, les transports, l’énergie, les semi-conducteurs, l’intelligence artificielle et les technologies émergentes. Elle étend également cet examen aux projets entièrement nouveaux – et pas seulement aux acquisitions – et accorde à la Commission plus de pouvoirs pour intervenir dans les litiges ou combler les lacunes. D’ici décembre, la Commission vise à consolider les nouvelles règles, en mettant explicitement l’accent sur la Chine.