Par Thomas Fazi – Le 9 janvier 2026 – Source Blog de l’auteur
Quelques heures à peine après l’enlèvement de Maduro lors d’une attaque meurtrière contre le Venezuela, Trump a de nouveau réitéré son ambition de prendre le contrôle du Groenland, un territoire autonome du Danemark qui est un membre de l’UE et de l’OTAN. « Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale« , a déclaré Trump, sans plus de précisions, comme si la revendication allait de soi.
Les réactions européennes furent dispersées, confuses et profondément révélatrices. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a répondu de manière prévisible en réfutant les déclarations de Trump et en avertissant que l’agression américaine contre le Groenland marquerait effectivement la fin de l’OTAN. Dans une déclaration commune, les dirigeants de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, de la Pologne, de l’Espagne, du Royaume-Uni et du Groenland lui-même ont réaffirmé leur engagement envers l’OTAN tout en déclarant que le Groenland appartient à son peuple et que les décisions concernant l’île ne concernent que le Danemark et le Groenland. Mais ces déclarations sonnent creux.
Dans une énième escalade des tensions commerciales dans le monde, l’UE se prépare à introduire des règles nettement plus strictes sur les investissements chinois dans le bloc. Dans le cadre actuel de 2019, les États membres jouissent d’une grande latitude dans la manière dont ils filtrent les investissements directs étrangers. Mais une nouvelle loi – approuvé par le Parlement européen en mai 2025 – rendrait désormais obligatoire le filtrage dans un éventail de secteurs stratégiques, notamment les médias, les matières premières critiques, les transports, l’énergie, les semi-conducteurs, l’intelligence artificielle et les technologies émergentes. Elle étend également cet examen aux projets entièrement nouveaux – et pas seulement aux acquisitions – et accorde à la Commission plus de pouvoirs pour intervenir dans les litiges ou combler les lacunes. D’ici décembre, la Commission vise à consolider les nouvelles règles, en mettant explicitement l’accent sur la Chine.