Un vent de guerre souffle dans la région


Ce dilemme pour « Israël » a précisément été au centre des discussions lors de la visite de Biden en « Israël ». « Israël » a insisté pour que Biden trace une « ligne rouge » pour l’Iran : soit accepter une solution diplomatique avec Téhéran dans un délai déterminé, soit faire face à une guerre contre l’Amérique. Biden s’est défilé.


Par Alastair Crooke – Le 8 août 2022 – Source Al Mayadeen

Sayyed Hassan Nasrallah a averti explicitement que si les droits d’exploration de la ZEE maritime du Liban vis-à-vis d’« Israël » n’étaient pas résolus, il entrerait en guerre. Il a même fixé une date limite : septembre. Dans un mois seulement. Dans ce contexte, il existe un précédent potentiellement explosif : la situation des champs libanais contestés (Karish et Qana) rappelle étrangement celle des champs de gaz volés dans la bande de Gaza en Palestine. Les habitants de Gaza ne peuvent que regarder les plates-formes de forage gazier israéliennes opérer à quelques kilomètres de leur propre côte, ce qui ne leur rapporte que quelques maigres pourcentages de la valeur extraite. Continuer la lecture

La réalité compte : Au-delà du brouillard mental de l’idéologie


Une fois le brouillard mental de l’idéologie levé, le retour de la particularité – enracinement, localité, communauté et civilisation – sera permis.


Par Alastair Crooke – Le 24 juillet 2022 – Source Al Mayadeen

C’est la fin d’une époque. C’est un monde nouveau dont la tête émerge timidement d’une coquille d’œuf brisée. La visite de Biden en « Israël » a donc représenté le long adieu d’une génération américaine spécifique à « Israël » et au Golfe, alors qu’une époque s’éteint. Le doyen de la presse israélienne, Ben Caspit, écrit en hébreu l’éloge funèbre de cette époque : « Rien ne symbolise mieux cet événement historique [la visite de Biden] que l’image sentimentale et (réellement) poignante du président de 79 ans se mettant à genoux devant deux femmes qui ont survécu à l’Holocauste, âgées de 86 et 95 ans, et refusant tout simplement de leur dire au revoir. Il a posé des questions, a montré de l’intérêt, a fait des câlins, a embrassé et a même essuyé une larme discrète. Biden n’a pas besoin de faire semblant quand il dit « qu’il n’est pas nécessaire d’être juif pour être sioniste… Il n’y a pas de sénateurs américains pro-« Israël » de cette génération qui n’admirent pas et même n’aiment pas les dirigeants israéliens en tant que tels » . Continuer la lecture

L’infériorité chronique d’Israël


Par Leonid Savin − Le 29 juin 2022 − Source Oriental Review

De gauche à droite : le ministre de la défense, Benny Gantz, le ministre des affaires étrangères, Yair Lapid, et le Premier ministre, Naftali Bennett, à la Knesset, à Jérusalem, le 6 juin 2022

Le 21 juin 2022, le Premier ministre israélien Naftali Bennett et son adjoint, le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid, ont annoncé leur décision de dissoudre la Knesset (parlement) et d’organiser des élections générales anticipées. Selon l’accord, Lapid prendrait le poste de premier ministre par intérim et Bennett deviendrait le premier ministre alternatif en charge du dossier iranien.

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« Israël » est à la fois contre et pour un accord et ne peut pas admettre que les États-Unis sont à la dérive


Vous comprenez ? C’est clair comme de l’eau de roche ? « Israël » est habituellement « contre » , mais son « non » est bidirectionnel. Il peut aller dans une direction, ou au contraire dans la direction opposée.


Par Alastair Crooke – Le 19 juin 2022 – Source Al Mayadeen

Après plus d’un an et huit cycles de négociations sur le retour des États-Unis dans l’accord sur le nucléaire iranien, il semblait que les États-Unis s’éloignaient tranquillement et sans faire de drame d’un accord JCPOA, et concédaient qu’un accord est irréalisable. « Nous n’avons pas d’accord … et les perspectives d’en conclure un sont, au mieux, ténues » , déclarait Rob Malley, l’envoyé spécial de Biden pour l’Iran, devant la commission des affaires étrangères du Sénat, le mois dernier. Continuer la lecture

L’échafaudage structurel d’une guerre potentielle au Moyen-Orient


Aujourd’hui, l’Iran est diabolisé et présenté comme une menace intolérable pour l’ordre mondial occidental. Mais il n’en a pas toujours été ainsi.


Par Alastair Crooke – Le 23 mai 2022 – Source Strategic Culture

L’échafaudage structurel a été mis en place au début des années 1990. Mais cette structure a été érigée sur de fausses prémisses et des idées fausses et paresseuses. Ses défauts ont toutefois été masqués pendant près de deux décennies ; mais aujourd’hui, les changements intervenus dans le paradigme régional global impliquent que l’échafaudage est en train de s’inverser : il ne contient plus les conflits latents, mais nous pousse vers eux. Continuer la lecture

Un Longer Telegram : l’Ukraine


Alors que les États-Unis allument des feux de brousse perturbateurs à la périphérie de la Russie – au Kazakhstan (encore), au Belarus (encore), en Géorgie, en Pologne, en Moldavie et en Transnistrie – pourquoi l’Axe n’attiserait-il pas quelques perturbations à la périphérie de l’Amérique ?


Par Alastair Crooke – Le 15 mai 2022 – Source Al Mayadeen

Nous devons prendre du recul et adopter une vision à long terme concernant l’Ukraine. Cependant, le point de départ – de façon un peu contre-intuitive peut-être – doit être l’Afghanistan. Pourquoi ? Parce que l’Afghanistan est – et reste – le modèle du bourbier déterré par un Occident qui a perdu ses cojones civilisationnelles pour se battre, autrement que par le biais de mandataires éloignés et d’une infoguerre sous faux drapeau. Continuer la lecture

Forcer le choix : De quel côté de l’histoire êtes-vous ?


La Russie et la Chine font une démonstration de force pour contraindre à un retrait dans le périmètre de l’hégémonie américaine.


Par Alastair Crooke – Le 6 mars 2022 – Source Al Mayadeen

Il est de plus en plus évident que l’Occident n’a pas eu de stratégie diplomatique pour faire face à la crise ukrainienne, au-delà de l’hystérie provoquée par les opérations psychologiques. Les dirigeants occidentaux n’ont pas apprécié assez tôt le point d’inflexion géostratégique plus large provoqué par la déclaration de Pékin de Poutine-Xi, ni la détermination avec laquelle elle serait mise en œuvre. Au contraire, l’Europe a suivi le réflexe habituel du merkelisme (du nom de l’ancienne chancelière allemande), qui consiste à éviter de prendre des décisions difficiles, à masquer les schismes stratégiques avec un peu d’argent liquide, à ajouter beaucoup d’édulcorants avant de botter en touche. Continuer la lecture

La « modernité liquide » ne peut pas embrasser la cause palestinienne


La biologie ne s’applique plus. Votre sexe n’est pas celui auquel vous pensiez : il est fluide, et peut (et peut-être devrait) être changé.


Par Alastair Crooke – Le 28 novembre 2021 – Source Al Mayadeen

Les gens vivent aujourd’hui dans ce que le regretté sociologue Zygmunt Bauman a appelé la « modernité liquide ». Tous les traits qui vous étaient autrefois attribués par votre communauté sont aujourd’hui redéfinis par la doctrine woke, en fonction de votre apparence, et selon des catégories fixes, indépendamment de votre conscience de vous-même, de votre propre éthique, de votre sexe biologique, de votre éducation, de vos qualités humaines, du lieu et des liens associés à votre appartenance historique. Continuer la lecture

Aperçu stratégique du triangle russo-israélo-syrien


Par Andrew Korybko − Le 21 novembre 2021 − Source oneworld.press

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OneWorld publie l’intégralité de l’interview accordée par Andrew Korybko à Giorgio Cafiero à ce sujet, dont des extraits ont été intégrés par ce dernier à son article récent pour Inside Arabia, sous le titre « La relation de travail d’Israël avec la Russie en Syrie. »

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Et si les pourparlers du 29 novembre sur le JCPOA échouaient ?


Que pourrait-il donc se passer, si les pourparlers échouaient ? Le JCPOA serait-il enterré ?


Par Alastair Crooke – Le 19 novembre 2021 – Source Al Mayadeen

Les augures ne sont pas encourageants. Après un certain retard, dans le sillage de la formation d’une nouvelle administration en Iran, les pourparlers sont prévus pour la fin de ce mois. Washington semble toutefois incapable de fixer un cap pour ces discussions. Elle a augmenté la pression sur l’Iran, bien que légèrement, mais il n’y a aucun signe d’un plan américain alternatif – un plan B – si les pourparlers ne sont pas renouvelés ou si aucun accord n’est conclu avec les États-Unis. En effet, l’équipe Biden semble hésiter à négocier un retour de l’Iran (et des États-Unis) à l’accord de 2015 « tel quel » , ou à faire tout son possible pour obtenir un accord « plus long et plus fort ». Continuer la lecture