Chronique d’une attaque chimique annoncée

Par Elijah Magnier – Le 28 juin 2017 – Source son compte Twitter

Note du Saker Francophone
Sur son compte Twitter, Elijah Magnier, analyste politique et correspondant de guerre qui compte plus de 30 ans d'expérience à son actif, répond à trois questions bien précises au sujet d'une attaque éventuelle des USA contre la Syrie, qui est accusée de préparer une (autre) attaque à l'arme chimique.

Pourquoi les USA veulent–ils accuser Assad de recourir à des armes chimiques ?

Assad et ses alliés ont stoppé les forces étasuniennes à al-Tanaf, en faisant fi de leur avertissement et en leur bloquant la route. Ces forces et leurs mandataires inefficaces sont dorénavant isolés.

Continuer la lecture

Coincée à al-Tanf, l’armée américaine admet qu’elle a perdu la course pour occuper le sud-est de la Syrie


Moon of Alabama

Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 25 juin 2017

L’armée américaine a, pour l’instant, renoncé à occuper le sud-est de la Syrie. Ses déclarations récentes, lors d’une conférence de presse du ministère de la Défense, montrent qu’elle reconnait la défaite de son projet originel. Continuer la lecture

Syrie – L’attaque étasunienne n’entrave pas la poussée syrienne sur Deir Ezzor


Moon of Alabama

Moon of Alabama

Le 19 juin 2017 – Par Moon of Alabama

Notre dernière synthèse titrait : La fin de la guerre en Syrie est maintenant en vue :

À moins que les États-Unis ne changent de tactique et ne se lancent dans une guerre à grande échelle contre la Syrie avec leurs propres forces armées, la guerre contre la Syrie est finie. Continuer la lecture

Vladimir Poutine répond à une question agressive sur la démocratie en Russie


Par Sayed – Le 5 juin 2017 – Source en.kremlin.ru

Extrait de la vidéo de l’interview accordée par Vladimir Poutine à la présentatrice vedette de NBC, Megyn Kelly, en marge du Forum économique international de Saint-Pétersbourg

Traduit et sous-titré par Sayed 

https://www.youtube.com/watch?v=M1jQEkvzDPA

Transcription 

Megyn Kelly :De nombreux Américains entendent le nom « Vladimir Poutine » et se disent : « Il dirige un pays plein de corruption, un pays dans lequel des journalistes qui sont trop critiques peuvent être assassinés, un pays dans lequel les dissidents peuvent se retrouver en prison ou pire. » Quel est votre message aux gens qui croient cela ?

Vladimir Poutine : – Je veux dire que la Russie se développe selon une voie démocratique, c’est indubitablement le cas. Personne ne devrait en douter. La rivalité politique et les autres événements intérieurs qui peuvent s’y produire sont également caractéristiques des autres pays, et je ne vois rien d’inhabituel à ce propos.

Nous avons des rassemblements, des rassemblements de l’opposition. Et les gens ici ont le droit d’exprimer leur point de vue. Cependant, si les gens, en exprimant leur point de vue, enfreignent la législation en vigueur, la loi actuelle, les services de police et de justice tentent évidemment de rétablir l’ordre.

J’attire votre attention sur une chose dont j’ai discuté récemment lors d’un voyage en France et dans mes discussions avec d’autres collègues européens. Nos forces de police, heureusement, jusqu’à présent, n’utilisent pas de matraques, de gaz lacrymogènes ou d’autres mesures extrêmes pour faire respecter l’ordre, quelque chose que nous voyons souvent dans d’autres pays, y compris aux États-Unis [et en France].

En parlant de l’opposition, rappelons-nous le mouvement Occupy Wall Street. Où est-il maintenant ? Les services de police et de justice et les services spéciaux aux États-Unis l’ont démantelé, mis en petits morceaux, et l’ont dissous. Je ne vous pose pas de questions sur la situation en matière de démocratie aux États-Unis. Surtout que la législation électorale est loin d’être parfaite aux États-Unis. Pourquoi pensez-vous que vous auriez le droit de nous poser de telles questions, et, de surcroît, le faire tout le temps, nous faire la morale et (prétendre) nous enseigner comment (on devrait) vivre ?

Nous sommes prêts à écouter nos partenaires, prêts à écouter des évaluations et des bilans lorsque cela se fait de manière amicale, afin d’établir des contacts et de créer une atmosphère commune et de nous consacrer aux valeurs que nous partageons. Mais nous n’accepterons jamais que de telles questions soient utilisées comme un outil de lutte politique. Je veux que tout le monde le sache.

Voilà notre message.

Enregistrer

Enregistrer

   Envoyer l'article en PDF   

La crise au Qatar : une nouvelle tentative maladroite des trois États voyous d’affaiblir l’Iran



Saker US

Saker US

Par le Saker – Le 9 juin 2017 – Source The Saker

Tout d’abord un bref who’s who

Nous ne saurons probablement jamais ce qui a été vraiment discuté entre Trump, les Saoudiens et les Israéliens, mais il fait peu de doute que le récent geste saoudien contre le Qatar est le résultat direct de ces négociations. Comment je le sais ? Parce que Trump lui-même l’a dit ! Comme je l’ai écrit dans un billet récent, la soumission catastrophique de Trump aux néocons et à leur politique l’a coincé avec le Royaume d’Arabie saoudite et les Israéliens, deux autres États voyous dont le pouvoir et, franchement, la santé mentale, déclinent à chaque minute. Continuer la lecture

Trump et les bulles d’un (vieux) monde englouti


Saker US

Saker US

Par le Saker – Le 2 juin 2017 – Source The Saker

Tout d’abord, un aveu : je ne sais vraiment pas comment les médias commerciaux ont couvert le voyage de Trump à l’OTAN et au sommet du G7. Pour le dire franchement, je ne m’y intéresse pas vraiment – il y a longtemps déjà que j’ai cessé d’écouter ces complices impériaux. Il y a un risque à les ignorer totalement, celui de dire « blanc » lorsque tous les autres disent « noir ». C’est un risque mineur – et après tout, qui s’en soucie ? – mais aujourd’hui, je vais le prendre pour vous donner mon propre point de vue sur le voyage de Trump en Europe : je pense que c’était un immense succès. Mais pas tant pour Trump que pour les ennemis de l’Empire, comme moi. Voici mon propre compte-rendu de ce que je pense qu’il s’est passé. Continuer la lecture

L’empire de Washington englué

Washington’s Empire Is Not Unraveling


Paul Craig Roberts

Par Paul Craig Roberts – Le 4 juin 2017 – Source Russia Insider

Le complexe militaro-industriel de sécurité a mis soixante-dix ans à construire son empire. Le complexe a assassiné un président américain (JFK) qui le menaçait et expulsé un autre (Richard Nixon) de son siège. Le complexe ne tolère pas l’élection de politiciens en Europe qui pourraient ne pas suivre la ligne de Washington sur la politique étrangère et économique.

Continuer la lecture

L’histoire de la prise de contrôle par les néocons sur les États-Unis (4/4)


Par Paul Fitzgerald et Elizabeth GouldLe 10 mai 2017 – Source The Saker

Partie 4 – L’étape finale de la prise de contrôle des élites machiavelliennes sur l’Amérique

De Trotsky à Burnham, de Burnham à Machiavel et de Machiavel au néoconservatisme, le cercle de l’impérialisme britannique se referme

L’affirmation récente de la Maison Blanche de Trump, selon laquelle Damas et Moscou diffusaient des « faux récits » pour induire le monde en erreur sur l’attaque au gaz du 4 avril à Khan Chaykhoun est une nouvelle étape dangereuse, dans la guerre de propagande sur les « fausses nouvelles » lancée dans les derniers jours de l’administration Obama. C’est une étape dont les profondes racines, plongeant dans la Quatrième Internationale communiste de Trotsky, doivent être comprises avant de décider si la démocratie américaine peut être restaurée. Continuer la lecture

La Russie devient le premier fournisseur d’or noir à la Chine


La fin de la domination du dollar n’est pas une abstraction pour la Russie et la Chine. Elle a commencé. La Russie récolte les bénéfices de pouvoir se passer du dollar pour vendre son pétrole


RIPar RI Staff – Le 18 mai 2017 – Source Russia Insider

Dollar slayers

Les tueurs du dollar

En janvier, il a été révélé que, pour la première fois, la Russie avait dépassé l’Arabie saoudite en 2016, pour devenir le plus grand fournisseur de pétrole brut à la Chine.

Selon OilPrice.com, « La Russie est maintenant le premier fournisseur de pétrole brut pour la Chine, un statut qu’elle est très susceptible de conserver pour les années à venir, après avoir bénéficié d’une augmentation spectaculaire de 24 pour cent en 2016. Presque toutes les routes d’approvisionnement vers la Chine ont connu une croissance en 2016. »

Résultat d’images pour "teapot" refineries

« Teapot » raffineries en Chine – breakingenergy©

Certains rapports médiatiques attribuent l’ascendance de la Russie sur le marché de pétrole brut de la Chine à une demande accrue des raffineries chinoises indépendantes, les « teapot », mais cette explication ignore commodément l’éléphant dans la salle : Pékin tourne le dos au dollar et, contrairement aux Saoudiens, la Russie est plus que satisfaite de faire des affaires en yuans.

Comme l’a souligné Paul Goncharoff la semaine dernière :

« Un rapport de l’Agence internationale de l’énergie a montré qu’à la fin de 2015, la Russie a dépassé l’Arabie saoudite, en tant que plus gros exportateur brut en Chine. Le commerce est réglé en rouble / yuan, et non en dollar américain. Les exportations russes vers la Chine ont plus que doublé au cours des sept dernières années, atteignant plus de 550 000 barils par jour et devraient continuer à être solides, notamment via le pipeline de l’Est de la Sibérie et de l’océan Pacifique (ESPO). »

Au début de la décennie, l’Arabie saoudite fournissait 20% des importations de brut chinois, alors que la Russie était en retard, à 7%. Maintenant, les Saoudiens ont été détrônés.

Cela n’a pas eu lieu du jour au lendemain. Même la presse commerciale traditionnelle a compris ce qui se passait.

Comme Bloomberg l’a remarqué en juin 2015 :

« Après l’acceptation récente par la Russie du renminbi en tant que moyen de règlement pour le pétrole, nous espérons que les importations de pétrole par la Chine seront plus importantes », a déclaré dans un courriel Gordon Kwan, chef de la recherche régionale sur le pétrole et le gaz à Nomura Holdings Inc., basé à Hong Kong, se référant à la monnaie chinoise. « Si l’Arabie saoudite veut reprendre sa place de numéro un, elle doit accepter le renminbi pour les règlements pétroliers, plutôt que seulement le dollar. »

La fin de la domination du dollar n’est pas un rêve opiacé d’Edgar Allen Poe. Elle a lieu.

RI Staff

Traduit et édité par jj, relu par nadine pour le Saker Francophone

Enregistrer

Enregistrer

   Envoyer l'article en PDF   

L’État profond à la manœuvre

... L'assaut contre la présidence de Trump est la plus grande menace pour la sécurité nationale américaine aujourd'hui. 

Stephen F. Cohen


Le maintien de toute relation entre les États-Unis et la Russie est maintenant considéré comme une trahison par l’establishment anti-Trump


RIPar The Real Fly – Le 17 mai 2017 – Source Russia Insider

Stephen F. Cohen

Stephen F. Cohen, professeur d’études russes à Princeton et NYU – un espion russe évidemment – était hors de lui ce soir, dans l’incrédulité absolue à propos de la pathétique insignifiance de la gigantesque chasse aux sorcières lancée contre Trump pour assaillir sa présidence.

Il a déclaré : « Aujourd’hui, je dirais que la plus grande menace pour la sécurité nationale est cette agression contre le président Trump. Soyons clairs, il est accusé de trahison. Cela n’a jamais eu lieu en Amérique, que nous ayons un agent russe à la Maison Blanche. »

Cohen croit que Flynn n’a rien fait de mal en parlant à l’ambassadeur de Russie, expliquant qu’il n’a ainsi fait que son job.

Il a ensuite mis en lumière le fait indélébile qu’il y a une quatrième branche du gouvernement, la communauté du renseignement, qui s’est mêlée des affaires de politique étrangère américaine, entravant les trois autres branches du gouvernement, ajoutant :

« En 2016, le président Obama a conclu un accord avec le président russe Poutine, pour la coopération militaire en Syrie. Il a dit qu’il allait partager les renseignements avec la Russie, exactement ce que Trump et les Russes sont supposés avoir fait l’autre jour.

Notre ministère de la Défense, le Pentagone, a déclaré qu’il ne partagerait aucun renseignement. Et quelques jours plus tard, ils ont tué des soldats syriens, violant l’accord, et ça s’est terminé là. Alors, nous pouvons nous demander qui fait aujourd’hui notre politique étrangère à Washington ? »

Le professeur Cohen a précisé :

« Vous et moi devons poser une question subversive, y a-t-il vraiment trois branches du gouvernement, ou y en a-t-il une quatrième ? Ces services de renseignement. Ce que nous savons, en fait, c’est que Obama a essayé – pas trop – mais il a essayé de forger une alliance militaire avec Poutine, en Syrie, contre le terrorisme et il a été saboté par le département de la Défense et ses alliés dans les services de renseignement. »

Traduit et édité par jj, relu par nadine pour le Saker Francophone

Enregistrer

Enregistrer

   Envoyer l'article en PDF