Par James Howard Kunstler – Le 19 octobre 2020 – Source kunstler.com

Ce quelque chose de méchant dont nous avons parlé, qui vient vers nous… ? Eh bien, il est venu. Maintenant, nous savons pourquoi Nancy Pelosi court partout avec un masque d’effroi, les cheveux en feu, et ce n’est pas seulement une anticipation macabre d’Halloween. Son parti Démocrate est en coma dépassé. Il est criblé du cancer du mensonge et des trous de ver du crime, acquis après des décennies de jeu à court terme et lâche avec l’appareil gouvernemental. Nancy en a été informée et elle reste coincée dans la phase de rage du cycle de deuil. Quelqu’un lui a envoyé une copie de ce disque dur. Ce qu’elle voyait mal se finir se révèle en fait pire que ce qu’elle pensait.
À ce stade, le gouvernement américain emprunte environ la moitié de ce qu’il dépense. Il emprunte environ le double de ses recettes totales. Une grande partie de cette nouvelle dette est à court terme. À ce stade, le budget fédéral américain est un pur système pyramidal. Toute cette dette va s’effondrer assez rapidement et les créanciers se bousculent pour se positionner avant la faillite et la liquidation à venir.
Au niveau visible, la lutte géopolitique actuelle concerne le maintien de la primauté du pouvoir américain ; le pouvoir financier étant un sous-facteur de ce pouvoir politique. Carl Schmitt, dont les réflexions ont eu une telle influence sur Leo Strauss et sur la pensée américaine en général, préconisait que ceux qui ont le pouvoir doivent « l’utiliser ou le perdre ». L’objectif premier de la politique est donc de préserver son « existence sociale ».


