Par William Murray – Aout 1972 – Source Playboy

Une conversation franche avec le « Picasso de la violence », créateur controversé de « La Horde Sauvage » et de « Les Chiens de Paille ».
Dans une scène du film « The Wild Bunch / La Horde Sauvage« de Sam Peckinpah, la bande – un gang impitoyable de marginaux – est réunie autour d’un feu de camp après une journée bien remplie. Ils ont dévalisé une banque et tué la majeure partie d’une ville en s’échappant, pour découvrir que le bain de sang n’a pas été commis pour l’or qu’ils pensaient avoir volé, mais pour un sac de rondelles sans valeur. En faisant circuler une bouteille, ils parlent de ce qu’ils vont devenir. William Holden, le leader, dit à Ernest Borgnine : « Ça devait être ma dernière. J’allais me retirer après celui-là. » Borgnine répond : « Me retirer pour quoi ? » C’est le thème du film classique de Peckinpah : des hommes désespérés, au mode de vie usé, enfermés dans une lutte condamnée et brutale contre un nouvel ordre.




Nombreux sont les pays du monde qui n’adhèrent pas à la culture de victimisation étasunienne, consistant à glorifier quiconque se présente comme victime dès lors qu’il n’aura pas réussi à atteindre ses objectifs.

