Comment le succès militaire du pays provoque un échec politique
Par Aluf Benn – Le 4 octobre 2024 – Source Foreign Affairs
Le 7 octobre dernier, le Hamas a surpris les célèbres agences militaires et de renseignement israéliennes. Toutes deux savaient depuis des années que le groupe armé palestinien se préparait à envahir Israël, à tuer et à kidnapper ses soldats et ses citoyens. Mais ils n’ont pas cru que le Hamas oserait ou réussirait à exécuter une telle opération sans précédent. L’armée et les services de renseignement israéliens, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et le grand public israélien croyaient tous que la frontière sud fortifiée de leur pays était si impénétrable et que l’équilibre des forces était si favorable à Israël que le Hamas ne remettrait jamais en cause le statu quo.
« Après cette journée [celle des explosions simultanées des bipeurs], on ne peut plus parler de règlement et de solutions », 
Il y a vingt-cinq ans, en 1999, le film
Par
L’initiative diplomatique des États-Unis visant à publier une
Par une belle journée d’avril 1956, Moshe Dayan, le chef d’état-major borgne des Forces de défense israéliennes (FDI), se rendit en voiture à Nahal Oz, un kibboutz récemment établi près de la frontière de la bande de Gaza. Dayan était venu assister aux funérailles de Roi Rotberg, 21 ans, assassiné la veille au matin par des Palestiniens alors qu’il patrouillait à cheval dans les champs. Les tueurs ont traîné le corps de Rotberg de l’autre côté de la frontière, où il a été retrouvé mutilé, les yeux arrachés. Le résultat fut un choc et une agonie à l’échelle nationale.