Par M.K. Bhadrakumar – Le 5 février 2025 – Source Indian Punchline
Rarement, voire jamais, on arrive à reprendre le fil de ce que l’on a écrit il y a 3 jours sous forme de conjectures. Mais pour mon pronostic selon lequel ”la vue sur mer » de Gaza fascine le président Donald Trump et son envoyé spécial pour le Moyen-Orient Steve Witkoff, deux grands promoteurs immobiliers des temps modernes, ce fut littéralement le cas. Voir mon blog « L’élection de Trump est une mauvaise nouvelle pour le Moyen-Orient ».
Il ne fait aucun doute que lors de ses entretiens avec le Président Donald Trump dans le Bureau ovale mardi, le Premier ministre israélien en visite, Benjamin Netanyahu, a atteint, de loin, la plus grande réussite de ses 17 années tumultueuses au pouvoir en tant que Premier ministre le plus ancien de son pays, en faisant la proposition audacieuse qu’une solution à long terme pour la bande de Gaza réside dans la prise de contrôle de toute cette région par les États-Unis et sa transformation en une “Riviera du Moyen-Orient” (selon les mots de Trump.)
LONDRES – Il existe une vieille histoire, souvent racontée, à propos d’un article de première page que l’un des grands quotidiens d’ici a publié un jour, alors que des conditions météorologiques difficiles sévissaient dans la région. « Tempête dans la Manche, le continent est coupé du monde », titrait le journal. Personne n’est certain qu’un journal n’ait jamais publié un tel article avec un tel titre. La plupart des gens pensent qu’il s’agit d’un récit apocryphe destiné à suggérer la sensibilité anglocentrique que l’on trouve parfois chez les Anglais.
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Le 7 octobre dernier, le Hamas a surpris les célèbres agences militaires et de renseignement israéliennes. Toutes deux savaient depuis des années que le groupe armé palestinien se préparait à envahir Israël, à tuer et à kidnapper ses soldats et ses citoyens. Mais ils n’ont pas cru que le Hamas oserait ou réussirait à exécuter une telle opération sans précédent. L’armée et les services de renseignement israéliens, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et le grand public israélien croyaient tous que la frontière sud fortifiée de leur pays était si impénétrable et que l’équilibre des forces était si favorable à Israël que le Hamas ne remettrait jamais en cause le statu quo.
« Après cette journée [celle des explosions simultanées des bipeurs], on ne peut plus parler de règlement et de solutions », 
Il y a vingt-cinq ans, en 1999, le film