Par M.K. Bhadrakumar – Le 3 février 2025 – Source Indian Punchline
Le 4 février, la communauté internationale verra le président Donald Trump s’immiscer dans la crise au Moyen-Orient, quand le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, entrera dans le bureau ovale en espérant avoir l’occasion de façonner la politique régionale des États-Unis.
Avez-vous un sentiment de déjà-vu ? Oh ! Un air de déjà-vu ? En effet, ce qui me vient à l’esprit, c’est la magnifique chanson d’Olivia Rodrigo, auteur-compositeur-interprète américaine de 21 ans, lauréate de trois Grammy Awards et porte-drapeau d’une nouvelle vague d’artistes pop qui s’orientent vers des ballades puissantes qui intériorisent les émotions.
Mais Trump n’est plus dans l’orbite de feu Sheldon Adelson, l’homme d’affaires milliardaire juif américain et donateur politique. Et le Moyen-Orient s’est transformé de façon phénoménale depuis son premier mandat présidentiel. En outre, l’intervention n’est apparemment pas dans la boîte à outils de Trump. Les conditions sont donc favorables à un passage à la diplomatie.
LONDRES – Il existe une vieille histoire, souvent racontée, à propos d’un article de première page que l’un des grands quotidiens d’ici a publié un jour, alors que des conditions météorologiques difficiles sévissaient dans la région. « Tempête dans la Manche, le continent est coupé du monde », titrait le journal. Personne n’est certain qu’un journal n’ait jamais publié un tel article avec un tel titre. La plupart des gens pensent qu’il s’agit d’un récit apocryphe destiné à suggérer la sensibilité anglocentrique que l’on trouve parfois chez les Anglais.
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Le 7 octobre dernier, le Hamas a surpris les célèbres agences militaires et de renseignement israéliennes. Toutes deux savaient depuis des années que le groupe armé palestinien se préparait à envahir Israël, à tuer et à kidnapper ses soldats et ses citoyens. Mais ils n’ont pas cru que le Hamas oserait ou réussirait à exécuter une telle opération sans précédent. L’armée et les services de renseignement israéliens, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et le grand public israélien croyaient tous que la frontière sud fortifiée de leur pays était si impénétrable et que l’équilibre des forces était si favorable à Israël que le Hamas ne remettrait jamais en cause le statu quo.
« Après cette journée [celle des explosions simultanées des bipeurs], on ne peut plus parler de règlement et de solutions », 
Il y a vingt-cinq ans, en 1999, le film