Poutine, Trump et mon gars Macron


Par Pepe Escobar – Le 1er juin 2017 – Source Asia Times via entelekheia.fr

Le président français est applaudi pour son franc-parler envers son homologue russe, mais derrière les effets de communication, les signes d’un nouvel alignement sont perceptibles…

La rencontre face à face de trois heures entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron de Versailles a offert un exemple fascinant de théâtre d’ombres géopolitique.

Continuer la lecture

Il faut rechercher le véritable Islam dans le passé, et non dans le wahhabisme de Daech

emir-abd-el-qader.jpg

« L’Émir Abdelkader était un musulman, un soufi, un Cheikh, un humaniste, protecteur de son peuple contre la barbarie occidentale, protecteur des chrétiens contre la barbarie musulmane, si noble qu’Abe Lincoln lui avait envoyé une paire de pistolets Colt. »

Robert Fisk

Robert FiskPar Robert Fisk – Le 25 mai 2017 – Source independent

Après le massacre de Manchester… oui, et après Nice et Paris, Mossoul et Abou Ghraib, le 7 juillet [2005 à Londres], et le massacre de Haditha – vous rappelez-vous de ces 28 civils, y compris des enfants, tués par les Marines américains, quatre de plus qu’à Manchester, mais pas une minute de silence pour eux ? Et bien sûr, le 11 septembre…

Continuer la lecture

Désigner l’ennemi ou diagnostiquer le mal !


Par Emmanuel Leroy – Mai 2017

Résultats de recherche d'images pour « evil vs good »

Il n’est pas d’usage dans les colloques académiques de parler ainsi, de manière si brutale et pourtant il m’apparait nécessaire aujourd’hui, et surtout ici sur cette terre moldave, zone de confluence tectonique entre l’Est et l’Ouest, d’affirmer lucidement et de dire clairement qui nous combattons et pourquoi. Pour Carl Schmitt : « La distinction spécifique du politique […]  c’est la discrimination de l’ami et de l’ennemi. »1 De son point de vue, la dialectique ami/ennemi s’appréhende comme un concept autonome dans la mesure où elle ne s’amalgame pas avec des considérations morales (bien/mal) ni esthétiques (beau/laid), mais constitue en elle-même une opposition de nature.

Continuer la lecture

  1. Carl SCHMITT, La notion de politique – Théorie du partisan

Sifflet anti-viol pour Hitler


Par Anatoly Karlin – Le 9 mai 2017 – source unz.com

Environ les deux tiers des 27 millions de victimes de l’URSS ont été des civils, soit près de 10% de la population d’avant-guerre. Si ces pourcentages avaient été appliqués à l’Allemagne nazie, elle aurait perdu 8 millions de personnes – un ordre de grandeur pour les 400 000 civils tués en raison des bombardements stratégiques alliés et les 600 000 qui sont morts lors des expulsions d’Allemands ethniques d’Europe de l’Est (la grande majorité l’ont été par les autorités locales, pas par l’Armée Rouge ou le NKVD).

Continuer la lecture

Nous aurions pu être le Canada


Par Adam Gopnik – Le 15 mai 2017 – Source The New Yorker

La révolution est le dernier rempart du mythe national, mais en la sanctifiant, nous oublions qu’elle a été plus horrible qu’héroïque. Illustration par Brian Stauffer

La Révolution américaine était-elle une si bonne idée ?

Et si c’était une erreur depuis le début ? La Déclaration d’indépendance, la Révolution américaine, la création des États-Unis d’Amérique, et si cette idée était terrible, et si les injustices et la folie de la vie américaine ne se sont pas produites malgré les vertus des Pères fondateurs mais à cause d’elles? L’argument pourrait prévaloir que la Révolution était un mouvement de panique inutile et brutal des propriétaires d’esclaves mélangé aux chamailleries du siècle des Lumières, produisant un pays qui portait la marque de la violence, de la perturbation et de la démagogie. Regardez au nord vers le Canada ou au sud vers l’Australie, et vous verrez différentes possibilités d’évolution pacifique loin de la Grande-Bretagne, vers des pays sains et entiers, plus équitables et moins sanguinaires. Aucune révolution, et l’esclavage aurait pu finir, comme ailleurs dans l’empire britannique, plus pacifiquement et plus tôt. Aucune « institution particulière », aucune guerre civile hideuse avec ses conséquences épouvantables. Au lieu de cela, un développement ordonné de l’intérieur ─ moins violent et moins enclin à célébrer le desperado contre le paysan pacifique. Nous pourrions avoir évolué vers un Commonwealth social-démocrate s’étendant du nord au sud, un Canada à la taille de presque tout le continent.

Continuer la lecture

Vénérer le fantôme de Staline


Par Dmitry Orlov – Le 16 mai 2017 – Source Club Orlov

Funérailles de Staline

Il y a quelques jours, le 9 mai, la Russie a célébré le 72e anniversaire de sa victoire dans la Grande Guerre patriotique ou, comme on la connait en Occident, la Seconde Guerre mondiale. Passée inaperçue à l’Ouest, c’est une affaire très importante en Russie. Tous les éléments du défilé, du discours, de la musique, de l’iconographie, sont maintenant brillamment polis. C’est un rituel clé du culte de l’État de la Russie. Sa nature religieuse s’est manifestée par le ministre de la Défense Serguei Shoigu qui, sortant des murs du Kremlin debout dans une limousine classique de l’ère soviétique, a fait le signe de la croix : si vous êtes encore coincé dans le cadre du «communisme sans Dieu », il faut vite le repenser. Bien que le défilé soit une démonstration de force militaire indéniable, avec une collection de matériel militaire moderne qui se répand sur la Place Rouge, le message global est celui de la paix. « La Russie n’a jamais été vaincue et ne le sera jamais. » Voila le message. Et même si les Russes veulent être reconnus pour leur immense sacrifice en vue de la victoire, ils voient cette victoire comme celle de chacun : tout le monde – même les Allemands – a bénéficié de la destruction par les Soviétiques d’un mal parfait sous la forme d’une machine génocidaire qu’était l’Allemagne nazie.

Continuer la lecture

Jeux sanglants


Par James Howrad Kunstler − Le 12 mai 2017 − Source kunstler.com

Résultat de recherche d'images pour "fiancée de Dracula images"

Ce que vous voyez, dans les miasmes politiques du « RussiaGate », est un exercice de nostalgie. En dehors de l’exploit symbolique d’avoir obtenu un président « noir » élu librement en 2008 (rappelez-vous, M. Obama est également à moitié blanc), le Parti démocrate n’a pas connu un seul triomphe politique en un demi-siècle correspondant à l’extravagance du Watergate de 1972 à 1974, qui a abouti au départ de M. Nixon, grimé en Prince des Ténèbres lors de ses vieux jours. Le Watergate avait eu une fin plus satisfaisante que La fiancée de Dracula.

Continuer la lecture

Le XXIe siècle, le nouveau Moyen Âge


Par Fred Deion − Mai 2017

Résultats de recherche d'images pour « moyen-age pillages »

Si l’histoire se répète, le passé indique le futur ; et pour imaginer ce que notre XXIe siècle pourrait bien nous réserver, le Moyen Âge est une excellente source d’inspiration. Celui-ci commence et se termine par des drames et des tragédies ; et entre son début et sa fin, toute la période est troublée. Tout d’abord, effectuons un petit voyage en arrière.

Continuer la lecture

Souvenirs de la Deuxième Guerre mondiale à Moscou, autre inquisition de la Guerre froide à Washington


Le 9 mai, alors que la Russie commémorait les 27 millions de citoyens soviétiques tombés en combattant l’Allemagne nazie, la classe politique et les médias étasuniens s’employaient à diaboliser le Kremlin et à dévoiler ses prétendues marionnettes américaines.


Par Stephen F. Cohen – Le 10 mai 2017 – Source The Nation

Le « V-E Day » (jour de la Victoire en Europe) n’est plus fêté en Amérique, alors que le 8 mai était l’un des principaux jours fériés, dont je me souviens  pendant ma jeunesse passée au Kentucky. Par contraste, le 9 mai, jour de la Victoire, reste la fête la plus sacrée au cœur des Russes, une « fête en larmes ». Cette année, comme les précédentes, a été marquée par des commémorations dans toute la Russie et pas seulement par une parade militaire sur la Place Rouge. S’il est vrai que ces manifestations annuelles sont organisées par les autorités, comme les médias états-uniens ne manquent pas de le relever, la « fête en larmes » est célébrée par une majorité écrasante du peuple russe, et cela pour des raisons historiques compréhensibles.

Continuer la lecture

L’histoire profonde de la guerre froide sans fin des États-Unis, de la Grande-Bretagne contre la Russie


Par Finian Cunningham − Le 4 mai 2017 − Source strategic-culture.org via TheDuran

Sommet de Yalta en 1945

Washington et Londres ont été réticents à rendre publics les dossiers des crimes de guerre de l’ONU. Alors que la Journée de la Victoire (9 mai) approche en Russie pour commémorer la défaite de l’armée nazie d’Hitler, de nouvelles archives de la Commission des Nations Unies sur les crimes de guerre durant la Seconde Guerre mondiale, enquêtant sur l’Holocauste nazi, ont finalement été rendues publiques, malgré les protestations américaines et britanniques. Pourquoi?

Les archives montrent une « accablante » collusion entre les États-Unis, le Royaume-Uni et le Troisième Reich. L’objectif final de leur collusion n’était pas de mettre fin à l’Holocauste nazi, mais de vaincre l’Union soviétique.

Continuer la lecture