Le 17 avril 2020 − Source German Foreign Policy

Au vu de la poussée épidémique du COVID-19, les médias allemands intensifient leurs accusations envers la Chine en se mettant à demander ouvertement des compensations. La République populaire « est la cause de la pandémie », répètent en boucle les médias dominants outre-Rhin. Et la presse de Springer insiste sur des « compensations » en titrant : « Ce que la Chine nous doit déjà ». L’agitation avait commencé lorsqu’il était devenu apparent que la République populaire de Chine était capable de surpasser la crise avec plus de facilité que les puissances occidentales, et que son ascension au niveau mondial allait probablement se poursuivre, alors que les États transatlantiques courent le risque de reculer fortement dans le classement mondial du fait de leur impréparation totale à la gestion de cette pandémie. Les affirmations sont accompagnées d’un sentiment anti-chinois massif ; pour en donner un simple exemple, il est actuellement affirmé que Pékin suit une « stratégie de guerre hors limite », déjà formulée par l’armée chinoise il y a vingt bonnes années. L’affirmation est fausse[Le livre existe, NdT], mais elle s’inscrit dans la lignée des éléments de langage mensongers utilisés contre la Russie depuis plusieurs années.
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Parmi les innombrables effets géopolitiques bouleversants du coronavirus, l’un d’eux est déjà évident. La Chine s’est repositionnée. Pour la première fois depuis le début des réformes de Deng Xiaoping en 1978, Pékin considère ouvertement les États-Unis comme une menace, comme l’a 


Le 17 septembre 1656, Oliver Cromwell, un puritain protestant qui venait de gagner la guerre civile et fait décapiter le roi d’Angleterre en place publique, se déchaîna contre les ennemis de l’Angleterre. Il y a, disait-il au Parlement ce jour-là, un axe du mal étranger dans le monde. Et cet axe – dirigé par l’Espagne catholique – était, au départ, dû au problème qu’un peuple s’était mis au service du « mal ». Ce « mal », et la servitude qu’il engendrait, était dû à une religion – le catholicisme – qui refusait au peuple anglais son goût pour les libertés simples : « … [un mal] qui met les hommes sous contrainte … sous lequel il n’y a pas de liberté … et sous lequel, il ne peut y avoir « aucune liberté venant de la conscience individuelle ».
Il m’est arrivé une fois d’avoir une conversation animée avec le correspondant au Moyen-Orient d’un grand journal indien sur la résilience du système politique iranien. C’était en 2001. La conversation prenait place dans le