Par Andrew Korybko – Le 5 février 2018 – Source Oriental Review
Des affrontements ont éclaté dans la capitale intérimaire d’Aden, qui était aussi le siège du gouvernement de l’ancien pays indépendant du Sud Yémen, après que le président Hadi a interdit au Conseil de transition du Sud (CTS) et à ses partisans de protester. Le CTS avait donné au dirigeant yéménite un ultimatum qui devait expirer dimanche pour remplacer son gouvernement prétendûment corrompu ou faire face à une révolte, et ils ont prétendu qu’il avait ordonné à ses soldats de tirer sur des activistes qui défiaient son décret anti-protestation et tentaient de se rassembler en ville malgré l’interdit. La situation en évolution rapide a vu l’aile armée du parti, les Forces de Résistance du Sud (FRS), prendre le contrôle d’Aden dans un mouvement que le gouvernement de Hadi a qualifié de « coup d’État » qui aura sans aucun doute de profondes implications nationales et internationales.
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Peu importe que ce soit la « démocratie » des États-Unis qui serve de modèle à l’exportation ou tel modèle de gouvernement nationaliste spécifique renforçant les États non occidentaux, le concept théorique derrière ce système a été utilisé par les agences de renseignement militaires du monde entier comme une compétition, rencontrant plus ou moins de succès, pour changer ou maintenir le statu quo de l’« État profond ».
Une lecture superficielle de l’Opération Rameau d’olivier indique qu’il s’agit d’une guerre turco-kurde, mais les détails de la lutte ressemblent beaucoup plus à la guerre civile provoquée par Daech à ses débuts, et c’est exactement l’intention initiale d’Ankara et des YPG.


Le 19 janvier 2018, le général James Mad Dog Mattis a présenté publiquement la nouvelle stratégie de défense nationale américaine. Il a prononcé pas mal de mots, mais le résumé tient juste en deux points :

L’avant-projet de loi visant à légaliser les compagnies militaires privées en Russie pourrait donner au pays un avantage concurrentiel sur ses rivaux en l’aidant à se tailler une place précieuse et très demandée en tant que fournisseur de sécurité fiable. Cela lui permettrait de tirer profit plus tard de son avantage stratégique pour récolter des « récompenses » énergétiques, minérales, économiques et autres, en encourageant le Kremlin à entreprendre un « pivot vers l’Afrique ».
Par le Saker – Le 26 janvier 2018 – Source