Par James Howard Kunstler – Le 16 avril 2018 – Source kunstler.com

Lorsque ce chapitre de l’histoire américaine sera finalement écrit, il ressemblera à une plongée en eau profonde dans une cuve de soupe aux lentilles. En Syrie, vendredi soir, nous sommes venus, nous avons vu et nous avons lancé 103 missiles de croisière vers des cibles largement symboliques, y compris une supposée usine d’armes chimiques juste à l’extérieur de Damas et d’autres endroits où nous ne risquions pas de tuer des militaires russes. Les Russes ont apparemment décidé de tout simplement laisser tomber, sachant que la guerre « civile » en Syrie est presque terminée. Alors quoi ?
Les événements récents suggèrent que les EAU tentent de déstabiliser la Somalie pour la jeter dans une crise sécuritaire à plusieurs niveaux afin de piéger l’allié turc du Qatar dans un bourbier et compenser la montée en puissance de la grande puissance éthiopienne, le rival régional de l’Égypte.


Si l’on en croit les rapports non confirmés sur une éventuelle base russe dans la région sécessionniste du Somaliland, Moscou bande enfin ses muscles militaires au-delà de l’Eurasie et signale son désir de retourner en Afrique.
La France a déclaré qu’elle envoyait des troupes au nord de la Syrie pour soutenir les Kurdes.


Le 14 avril 2018, les États-Unis ont tiré une salve de 103 missiles de croisière sur des cibles en Syrie ; 71 ont été interceptés ; seulement 32 ont atteint leurs cibles et n’ont causé que des dommages sans conséquence. Le coût des missiles était d’environ 185 millions de dollars. Les États-Unis ont affirmé qu’ils punissaient ainsi le gouvernement syrien pour avoir attaqué des civils avec des armes chimiques, sur la base de vidéos manifestement truquées et de preuves médico-légales inexistantes tout en ignorant que la Syrie [en tant qu’État, NdT] était certifiée internationalement comme exempte d’armes chimiques.