Par Vladislav B. SOTIROVIĆ – Le 11 février 2019 – Source Oriental Review
Le terme « intervention humanitaire » est un néologisme politique américain (inventé récemment) afin de couvrir moralement un nouveau mode de l’impérialisme mondial de Washington, à l’époque de l’après-Guerre froide du « Nouvel Ordre Mondial », où les États-Unis jouent librement un rôle de gendarme mondial. Théoriquement, selon la conception occidentale de l’« intervention humanitaire », un ou plusieurs États (les États-Unis et l’OTAN) ont une (quasi) obligation morale, et/ou un droit d’intervenir dans les affaires intérieures d’un autre État, si cet État (selon l’auto-évaluation de Washington) ne respecte pas les principes communément admis du droit humanitaire, mais surtout si la mission de cette intervention militaire consiste à sauver la vie d’un groupe particulier de personnes (minorité) menacées ou sans protection, du fait des autorités de l’État contre lequel est dirigée cette intervention. Ici, l’origine nationale ou étrangère (citoyens) d’un tel groupe est sans importance.
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Le secrétaire d’État, Mike Pompeo, le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, et l’envoyé spécial pour la restauration de la démocratie au Venezuela – titre farfelu – Elliott Abrams, sont-ils des agents d’influence de la Russie et de la Chine ? Cette idée a bien plus de valeur que la plupart des ridicules paranoïas qui ont balayé Washington au cours des dernières années.


Pour montrer, à chaque jour qu’il passe à son poste, qu’il a adopté le script néocons, Donald Trump a accordé une victoire majeure à ceux-ci en nommant le félon du scandale Iran-Contra, Elliott Abrams, comme envoyé spécial au Venezuela.
