Par Dmitry Orlov – Le 4 avril 2022 – Source Club Orlov

J’avais promis d’arrêter d’écrire sur ce sujet jusqu’à ce que quelque chose de significatif se produise, et une journée entière s’est écoulée sans rien de significatif, mais maintenant il y a ceci. Les médias germanophones se sont déjà déchaînés ces derniers temps sur les futurs achats de pétrole et de gaz naturel. Comme l’Allemagne figure sur la liste des « pays inamicaux » de la Russie, elle ne pourra, comme tous les États de l’UE, acheter du gaz naturel russe qu’en roubles, et non en euros ou en dollars américains. Et maintenant, voici une nouvelle qui devrait rendre les têtes parlantes allemandes super-doublement folles :
L’Allemagne se retrouvera sans gaz russe parce que son contrat n’est pas conclu avec Gazprom mais avec sa filiale Gazprom Allemagne, que Gazprom a abandonnée.
Ceux qui prêtent encore attention aux déclarations des marionnettes européennes, je veux dire des dirigeants nationaux, et qui s’y connaissent en matière d’énergie, ont probablement été très amusés d’entendre l’un d’entre eux déclarer que l’Allemagne envisage de réduire ses importations de gaz russe à 10%, et un autre déclarer que l’Europe ne paiera pas le gaz russe en roubles parce qu’il ne sait même pas à quoi ressemble un rouble. On peut s’attendre à des déclarations stupides de ce genre de la part de marionnettes, qui ne sont probablement pas allées à l’école, et si elles y sont allées, c’était probablement une sorte d’école de marionnettes où elles n’ont pas eu à se battre avec des matières difficiles comme les mathématiques, la physique ou la chimie.
Récemment, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a choqué les marchés en tenant des propos étonnamment belliqueux lors de sa conférence de presse sur la politique monétaire.

Dans un entretien remarquablement franc avec un
Les négociations de Vienne visant à remettre en marche l’accord nucléaire iranien, connu sous le nom de JCPOA, vont presque certainement aboutir. Le signe le plus évident est que les marchés financiers Asiatique, ce 17 février au matin, anticipaient une nette baisse sur les prix futurs du pétrole, malgré les développements haussiers induits par les tensions croissantes à la frontière ukraino-russe. Même un accord transitoire pourrait faire croître les exportations de pétrole de 700 000 barils par jour, selon le Global Platts Analytics de Standard & Poor, ce qui permettrait aux marchés du pétrole de se détendre après une période de tension persistante.