Il semble raisonnable de penser que cette crise nous accompagnera – sous de multiples formes – pendant au moins les deux prochaines années.
Par Alastair Crooke – Le 14 février 2022 – Source Strategic Culture
Dans un entretien remarquablement franc avec un journal français, Macron a mis le doigt sur les principaux problèmes structurels auxquels l’UE est confrontée : il a déploré le fait que le Conseil de l’UE (et d’autres États membres) ait opposé son veto à la proposition franco-allemande d’un sommet Russie-UE. Les conséquences de cette décision, a-t-il déclaré sans ambages, sont les suivantes : d’ « autres » parlent aux Russes au nom de l’UE. Il n’est pas difficile de supposer qu’il sous-entend que ce sont les « intérêts » des États-Unis (directement ou via les ventriloques de l’OTAN) qui parlent. Et que l’« Europe » est devenue muette. Continuer la lecture
Les négociations de Vienne visant à remettre en marche l’accord nucléaire iranien, connu sous le nom de JCPOA, vont presque certainement aboutir. Le signe le plus évident est que les marchés financiers Asiatique, ce 17 février au matin, anticipaient une nette baisse sur les prix futurs du pétrole, malgré les développements haussiers induits par les tensions croissantes à la frontière ukraino-russe. Même un accord transitoire pourrait faire croître les exportations de pétrole de 700 000 barils par jour, selon le Global Platts Analytics de Standard & Poor, ce qui permettrait aux marchés du pétrole de se détendre après une période de tension persistante.



Les prix à la pompe aux États-Unis, qui sont fortement subventionné, envoient un signal fort aux consommateurs sur la hausse des coûts énergétiques. Mais comme le souligne cet article, la pénurie, ici et dans le reste du monde, est due dans une large mesure à une mauvaise planification et à des vœux pieux. Les menaces des dirigeants de faire quelque chose au sujet des émissions de combustibles fossiles ont découragé Big Oil d’investir dans le développement et l’extraction. Cela devrait être une bonne chose, mais ces mêmes dirigeants n’ont pas été aussi sérieux pour envisager ce qui allait se passer ensuite, c’est-à-dire quelle combinaison d’anciennes et de nouvelles sources d’énergie (et cela signifie toutes les infrastructures nécessaires qui y sont liées) doit être mise en place pour que les services vitaux continuent à fonctionner au moins de manière adéquate.