Si vous possédez une voiture Diesel, c’est pour vous !
Par Ugo Bardi – Le 24 novembre 2018 – Source CassandraLegacy

Au début, l’idée du « pic pétrolier » semblait relativement simple : on grimpait d’un côté et on descendait de l’autre côté. Mais non, l’histoire s’est avérée d’une complexité diabolique. D’une part, il n’existe pas une seule variété de « pétrole » destinée à être un liquide combustible – il en existe des dizaines, voire des centaines, de variétés : léger ; lourd ; acide ; sucré ; doux ; schisteux ; serré ; extra-lourd, et plus encore. Et chaque variété a son histoire, ses particularités, sa trajectoire dans le temps. En fin de compte, toutes les courbes d’extraction de pétrole doivent retomber à zéro, mais, en attendant, il y a beaucoup d’agitation qui continue de nous prendre par surprise. La plupart du temps, nous n’avions pas réalisé à quel point le système niait avec rage la réalité physique de l’épuisement, préférant de beaucoup « légiférer sur la rareté » sur la base de la pollution.




Il va sans dire que le pétrole a été au centre du pouvoir militaire et de la vie économique de l’histoire moderne. Le contrôle du pétrole a été une source essentielle de pouvoir et de politique pendant la guerre froide. Le gouvernement américain avait même l’intention de ravager l’industrie pétrolière du Moyen-Orient dans le cas où l’ancienne Union soviétique en prendrait le contrôle. La CIA a appelé cela la « politique du déni ». Elle est née en 1948 pendant le blocus de Berlin : les puits de pétrole seraient bouchés, les stocks d’équipements et de carburant détruits, les raffineries et les pipelines mis hors d’état, pour éviter que l’URSS ne s’empare des ressources pétrolières du Moyen-Orient.
Au cours de la crise du rouble de 2014-2015, la Russie a annoncé, à la suite des sanctions américaines et européennes sur la réunification avec la Crimée, qu’elle commencerait à mettre en place un système de transfert financier électronique interne, une alternative à 
