
Par Moon of Alabama – Le 25 février 2018
Richard Haass est président du Conseil des relations extérieures. Vendredi, avant l’échec de la livraison d’une fausse « aide humanitaire » au Venezuela, il estimait que le rejet de cette « aide » justifierait une intervention fondée sur la douteuse doctrine de la responsabilité de protéger (R2P) :
Richard N. Haass @RichardHaass – 19:26 utc – 22 fév 2019
Ce que le régime Maduro fait au peuple vénézuélien est incompatible avec les obligations qui découlent de la souveraineté de l’État. Le moment est venu pour l’ONU, l’OEA ou le Groupe de Lima d’examiner comment appliquer la doctrine de la responsabilité de protéger (R2P). bit.ly/2TZaoZvv

Cela a été présenté poliment comme un « compromis » franco-allemand lorsque l’UE a hésité à adopter une directive sur le gaz qui aurait sapé le projet Nord Stream 2 avec la Russie.
Un pilier de l’establishment de l’ordre européen – le journal Frankfurter Allgemeiner – touche explicitement le « nerf à vif », c’est-à-dire qu’il a publié le mois dernier un éditorial intitulé « Une Europe nazie ? », spéculant sur la question de savoir si l’UE actuelle, dominée par l’Allemagne, doit être comprise comme une extension linéaire du national socialisme allemand.

Quelque part entre les Rrrron Rrrrooon enfiévrés du « Rêve américain » et le choc aveuglant du « réveil », il est reconnu que beaucoup de choses dans la vie contemporaine ne fonctionnent pas et ne peuvent pas continuer. Au fond de ce mécontentement se trouve la notion erronée selon laquelle le développement de la modernité peut être arrêté ou atténué par des ceci-cela « intelligents » et « verts ».


