Par James Howard Kunstler – Le 24 février 2017 – Source kunstler.com

Nous avons besoin d’une nouvelle guerre civile comme nous avons besoin d’un trou dans la tête. Mais c’est justement cela : l’Amérique a un trou dans la tête. C’est l’endroit anciennement connu sous le nom de Centre. Il n’est plus tenu. C’était l’endroit où les gens avec des points de vue différents pouvaient s’appuyer les uns sur les autres, pour se comporter raisonnablement autour d’un socle commun appelé l’intérêt national. Cet endroit abandonné est maintenant isolé, un Tchernobyl de l’esprit, où les acteurs de chaque côté de la scène politique craignent même de séjourner, et encore moins d’occuper, de peur qu’il ne soit radioactif.
Pratiquement tout dans nos maisons, tout dans nos magasins, est arrivé sur un camion. Auparavant, 90% de ces articles étaient transportés sur un navire et/ou un train. Si les camions, les trains et les navires cessaient de fonctionner, notre économie mondiale et notre mode de vie s’arrêteraient aussi.


Karamay, une ville située près d’Urumqi, la capitale de la région autonome ouïghoure du Xinjiang, en République populaire de Chine, est le point de départ du Corridor économique sino-pakistanais (CPEC). C’est un des projets phares du One Belt One Road (OBOR) chinois, qui est un méga projet de réseau routier et ferroviaire entre la Chine et l’Europe. C’est une version moderne de l’ancienne Route de la Soie. Cinquante-sept des soixante-cinq États que l’OBOR traverse sont musulmans. Le CPEC est le symbole des efforts déployés par la Chine et le Pakistan pour bâtir une communauté partageant un avenir commun.


