Par Alastair Crooke – Le 21 décembre 2020 – Strategic Culture
Il est encore trop tôt pour le dire, mais il se pourrait que les élections américaines soient le début d’un nouveau « tournant » (au sens de « quatrième tournant« ). Bien sûr, ce qui se passe aux États-Unis est devenu le principal sujet de préoccupation de la plupart des gens ; mais même si cela aura des répercussions au cours de l’année à venir – peut-être de manière chaotique – les graines semées le 3 novembre, et après, nous amènent à un moment charnière : Le projet centralisateur du « wokedom » [le domaine des éveillés, NdT] progressiste en Amérique bleue [ceux ayant voté Biden, NdT] et dans l’Europe de Merkel aura-t-il le « cran » de persévérer – ou ses dirigeants vont-ils se replier face aux crises qui approchent – et face à la colère publique qui en découle ?
Ce projet a trois axes principaux : centraliser les grandes technologies et les médias grands publics ; concentrer les technologies bancaires et financières au sein d’une banque centrale unique ; et centraliser la politique de Merkel en Europe, à la tête d’un empire prétendant occuper le « haut lieu de la morale ».
Par 

Selon que vous soyez à Minsk ou à Berlin, vous serez démocrates et donc aurez le droit de renverser par la force l’ordre constitutionnel ou bien vous serez extrémistes ou nazis si vous vous opposez au monde global régi par une dictature sanitaire, qui réduit à néant les libertés publiques et l’état de droit dans nos pays. Le discours médiatique et politique doit créer et légitimer ce nouvel ordre mondial. La pandémie est bien une guerre, mais pas celle que vous croyez.
Au lieu de faire preuve du respect que doit à lui-même tout pays indépendant, chose qu’il a pourtant été des siècles durant, le Royaume-Uni s’est de lui-même soumis à la volonté étasunienne et s’est fait son mandataire dans la nouvelle guerre froide, et ce en échange de… rien du tout.