« Si les États-Unis se retirent en ce moment, ils détruiront l’ordre mondial avec eux, dit-il. La seule question que j’ai à l’esprit est : partiront-ils en morceaux l’année prochaine ou cela prendra-t-il une décennie ? » – Source
Politiquement, les États-Unis sont résolus à un retrait très important. Nous sommes fatigués des guerres au Moyen-Orient. Nous ne faisons pas confiance aux Chinois. Nous ne faisons pas confiance aux Russes et nous ne voulons tout simplement pas nous en occuper. – Source
Le 5 juillet 2016 – Source al fin next level

Les Américains ont toujours eu une fibre isolationniste, mais ils peuvent quand même voir que, livré à lui-même ces huit dernières années par un gouvernement étasunien largement absent et incompétent, le monde a progressé de manière particulièrement incontrôlée. La plupart des Américains aimeraient se dégager des engagements, alliances et implications à l’étranger. Comme le potentiel d’autosuffisance est plus facilement accessible à davantage de secteurs économiques, la tentation de s’en laver les mains croît toujours plus. Continuer la lecture
Le 8 février 1921, vingt mille personnes, bravant des températures si basses que les instruments de musique gelaient, ont défilé en un cortège funèbre dans la ville de Dimitrov, une banlieue de Moscou. Ils étaient venus pour rendre hommage à un homme, Petr Kropotkine, et sa philosophie, l’anarchisme.




La loi de l’attraction est un aliment de base des conférenciers. La prémisse est que les pensées déterminent les résultats. Si vous pouvez visualiser un avenir meilleur, et concevoir les étapes que vous devez franchir pour l’atteindre, un avenir potentiel apparaît comme par magie dans l’existence.

Ce message-là ne sera bien entendu jamais avoué explicitement, demeurant à un niveau subliminal et inconscient. Mais l’un des paradigmes fondateurs du néo-libéralisme, est que la philosophie politique se résume à quelques principes assez simples. Ceux de la compétition sans règles entre individus, dont ne peut ressortir que le bien suprême. Le néo-libéralisme paie son attachement aux pensées magiques par un simplisme vis-à-vis du monde. Il n’est finalement pas nécessaire d’ingurgiter Kant, Smith (réduit à quelques citations de The wealth of nations sorties de leur contexte), Tocqueville ou Popper. L’alpha et l’oméga de la société humaine se résume à Game of Thrones, d’où d’ailleurs le succès de la série et la fascination qu’elle exerce.
La défense de la méritocratie n’a évidemment rien de choquant, étant au contraire l’une des conquêtes essentielles de l’ère moderne. Le néo-libéralisme l’invoque d’autant plus à loisir, qu’elle est une idée simple et de bon sens et qu’elle fut l’un des premiers buts du libéralisme politique. Il n’y a rien à objecter à la courte maxime «que le meilleur gagne !», car elle représente le juste équilibre entre les aspirations personnelles de chacun et l’accès collectif et démocratique à l’ascenseur social.