Par Andrew Korybko (USA) – Le 17 juin 2016 – Source Oriental Review
La Chine est la seule grande puissance avec les moyens économiques pour défier les États-Unis partout dans le monde. En tant que telles, ces qualités se complètent parfaitement avec les capacités militaires de la Russie en aidant les deux pôles civilisationnels à forger ensemble un ordre mondial multipolaire. La manifestation de leur vision globale commune et le cadre dans lequel elles coopèrent est le partenariat stratégique russo-chinois, et à cause de la proximité intime de Pékin avec Moscou, c’est aussi la cible des déstabilisations par les États-Unis par tous les moyens, au travers de proxy. La stratégie de Washington ne se limite pas uniquement à entraver des projets conjoints transnationaux multipolaires (aussi ambitieux que soit déjà ce but), mais aussi à contenir physiquement la Chine dans sa propre région d’origine, semblable à bien des égards à ce qui a été tenté contre la Russie depuis la fin de la guerre froide.



Vendredi 26 février, un jour avant que la trêve limitée en Syrie ne prenne effet, le Conseil de l’Atlantique, l’éminent think tank de l’OTAN, a publié un rapport sur l’état de préparation de l’OTAN pour combattre et gagner une guerre contre la Russie. Le rapport se concentre sur les États baltes.