Par Dmitry Bokarev – Le 10 janvier 2017 – Source New Eastern Outlook
Depuis plusieurs années, les États d’Asie/Pacifique sont pris dans une confrontation entre la Chine et un certain nombre d’autres États riverains de la mer de Chine Méridionale (MCM). Les opposants à la Chine sont des membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) qui recherchent l’appui des autres États de cette association. Cependant, cette dernière inclut aussi des partisans de la Chine, et les tentatives de transformer l’ASEAN en un conseil pour résoudre ce problème ont échoué à plusieurs reprises.

Karamay, une ville située près d’Urumqi, la capitale de la région autonome ouïghoure du Xinjiang, en République populaire de Chine, est le point de départ du Corridor économique sino-pakistanais (CPEC). C’est un des projets phares du One Belt One Road (OBOR) chinois, qui est un méga projet de réseau routier et ferroviaire entre la Chine et l’Europe. C’est une version moderne de l’ancienne Route de la Soie. Cinquante-sept des soixante-cinq États que l’OBOR traverse sont musulmans. Le CPEC est le symbole des efforts déployés par la Chine et le Pakistan pour bâtir une communauté partageant un avenir commun.



Les annonces de la Corée du Nord sur l’achèvement de son programme de développement d’armes nucléaires ont fait exploser les discussions sur «qui est responsable». Plus précisément, cela concerne qui est prioritairement responsable de l’escalade de la situation au niveau actuel. Dans le contexte d’une opposition croissante entre les États-Unis et la Chine, c’est Beijing qui est maintenant accusé, les accusations allant de «n’a rien fait, alors qu’il le pouvait» à «a apporté une aide active». 