La Chine enverra-t-elle des troupes en Syrie…


… pour protéger l’initiative des Routes de la soie contre le terrorisme mené par les États-Unis ?


Protecting the Belt and Road Initiative From US-Led Terrorism: Will China Send Troops to Syria?


Federico PieracciniPar Federico Pieraccini – Le 9 janvier 2018 – Source Strategic Culture

Un thème intéressant concernant la Syrie est l’implication de la République populaire de Chine dans le conflit. Alors que l’assistance diplomatique et économique de la Chine a été constante, sa contribution militaire à la Syrie est moins connue. Il est important pour la Chine et la Russie de contenir et de vaincre le phénomène terroriste au Moyen-Orient, ainsi que de déjouer les stratèges de l’État profond américain qui ne cessent d’employer le djihadisme comme arme pour déstabiliser les projets d’intégration en Eurasie.

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Un problème sécuritaire est en train d’apparaitre concernant le projet chinois de Route de la soie


Par F. William Engdahl – Le 4 janvier 2018 – Source New Eastern Outlook

Je ne suis par sûr de vouloir vivre dans un pays ou les loups solitaires et les attaques terroristes sont impossibles car ce pays ressemblerait plus à la Corée du Nord qu’à l’Amérique.

Un important risque sécuritaire impliquant une importante société d’État chinoise et une société de sécurité basée à Hong Kong est en train d’apparaitre. Il pourrait potentiellement mettre en danger le vaste projet eurasiatique de la Chine, sa Nouvelle Route de la Soie (NRS), en laissant la porte ouverte à un important sabotage clandestin dirigé par la CIA et mené par un « cheval de Troie » que les Chinois ont engagé pour former leur personnel à protéger l’infrastructure ferroviaire eurasiatique et les ports en eau profonde contre le sabotage et les attaques terroristes. Cette société de Hong Kong est la propriété d’Erik Prince, le célèbre fondateur de Blackwater Security.

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« Xi le Dictateur » : un mythe né de l’ignorance et des préjugés


Par Thomas Hon Wing Polin – Le 26 décembre 2017 – Source CounterPunch

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Le buzz dans les médias occidentaux a commencé il y a des années. Il a récemment atteint un crescendo avec le 19e Congrès du Parti communiste chinois qui a confié un second mandat à Xi Jinping en tant que dirigeant national.

On a beaucoup glosé sur le fait que Xi serait maintenant le leader chinois le plus puissant depuis Mao et Deng, et même que Mao lui-même. Il l’aurait emporté dans les luttes de pouvoir habituelles, et aurait supplanté ses rivaux, dit-on. Le dernier néologisme à la mode est « Xiconomics » qui laisse entendre qu’il aurait aussi pris le contrôle de l’économie chinoise. Tout cela assorti des éternelles allusions aux dangers de la dictature, de l’hyper-concentration des pouvoirs, de l’abus d’autorité, de la répression, etc.

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Poutine en grand intégrateur eurasiatique


Par Pepe Escobar – Le 16 décembre 2017 – Source Asia Times

Lors de sa conférence de presse annuelle de fin d’année à Moscou, le président russe Vladimir Poutine nous a, une fois de plus, sorti quelques pépites de politique étrangère essentielles pour comprendre ce qui nous attend sur le turbulent échiquier géopolitique eurasiatique.

Tout le monde sait maintenant que Poutine se représente aux élections présidentielles prévues pour le 18 mars (« Ce sera de l’auto-nomination » et « J’espère le soutien général du public »). L’homme à la barre pourrait  bien rester à la barre. Il est donc toujours instructif de diminuer le volume (du bruit gênant) : asseyez-vous, détendez-vous et écoutez simplement.

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L’Inde pourrait fraternellement rivaliser avec la Chine grâce aux BRICS+


Par Andrew Korybko – Le 6 décembre 2017 – Source Oriental Review


Au lieu d’alimenter un dilemme de sécurité stratégique entre les deux grandes puissances asiatiques qui ne ferait que profiter ultimement qu’aux États-Unis, l’Inde ferait mieux de concurrencer cordialement la Chine au moyen du format BRICS+ afin d’incorporer une structure fondée sur des règles implicites en terme de rivalité et d’avoir une chance de récolter les avantages d’un « équilibre » que la Russie pourrait fournir en maintenant la stabilité entre eux.

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Nouveaux grondements dans la Corne de l’Afrique au sujet du barrage Éthiopien de la Grande Renaissance


Par Andrew Korybko – Le 4 décembre 2017 – Source Oriental Review

Les tensions augmentent entre l’Égypte et l’Éthiopie à cause du barrage éthiopien de la Grande Renaissance.

Le Caire a réitéré récemment sa position de longue date contre la construction par Addis-Abeba de ce méga-projet sur le Nil Bleu grâce auquel elle reçoit la plus grande partie de son eau, estimant que le barrage permettrait à l’Éthiopie de contrôler l’accès de l’Égypte à cette ressource, plaçant ainsi Le Caire dans une position stratégique de vulnérabilité. L’État de la corne de l’Afrique a riposté aux dernières critiques en déclarant qu’il ne se laissera pas contrarier dans la réalisation de ce projet de développement important au niveau national, et il a également réfuté les rumeurs selon lesquelles le Qatar finançait partiellement le barrage. La dernière campagne égyptienne dans cette guerre de l’information contre l’initiative éthiopienne serait alimentée en partie par le réalignement stratégique du Soudan vers Addis Abeba dans ce conflit et plus largement dans le contexte plus vaste de la Route de la Soie, qui a totalement changé la dynamique et placé le Caire sur la défensive.

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Voici pourquoi la Russie pourrait installer au Soudan une base donnant sur la mer Rouge


Par Andrew Korybko – Le 5 décembre 2017 – Source Oriental Review

Map of Sudan
Le président soudanais Omar al-Bashir, en place depuis 1996, a invité l’armée russe dans son pays lors de sa visite historique à Moscou la semaine dernière, déclarant que le Soudan avait besoin d’une protection contre un complot de type guerre hybride fomenté par les Américains voulant « balkaniser » son État en cinq mini-États à la suite de la sécession du Soudan du Sud en 2011.

Au cours de la conversation, il a également déclaré que le Soudan demandait l’aide de la Russie pour moderniser ses forces armées et que l’État soudanais, avec sa position géostratégique avantageuse, pourrait devenir la « clé de l’Afrique » pour Moscou si les deux parties décidaient d’élever leur partenariat à un niveau stratégique. La situation géographique du Soudan est en effet cruciale car il est situé à l’intersection de l’Afrique du Nord et de l’Est. Il a également un fort potentiel de connectivité maritime et continentale en raison de son emplacement sur les rives occidentales de la mer Rouge mais aussi pour les plans de Route de la Soie de la Chine de construire une ligne de chemin de fer transsaharienne de Port-Soudan à la capitale tchadienne de N’Djamena pour éventuellement faciliter les échanges entre l’Afrique de l’Ouest et la République populaire de Chine via cette future route.
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Le chemin de fer de BTK est le couloir turc de la route de la soie vers l’Asie centrale


Par Andrew Korybko – Le 6 novembre 2017 – Source Oriental Review

Baku-Tbilisi-Kars (BTK) Railway

Chemin de fer Bakou-Tbilissi-Kars (BTK)

Le président Erdogan a déclaré que le chemin de fer Bakou-Tbilissi-Kars est « un maillon important dans la nouvelle route de la soie, qui relie l’Asie, l’Afrique et l’Europe » lors de la cérémonie d’ouverture de ce couloir de connectivité transnational.

Les Premiers ministres de la Géorgie, du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan, ainsi que les ministres du Tadjikistan et du Turkménistan ont également assisté à l’événement, démontrant ainsi son large intérêt géographique. Erdogan espère dans l’immédiat qu’il renforcera les relations globales entre la Turquie et ses compatriotes d’ethnie turque en Asie centrale, et que par la suite le chemin de fer BTK pourrait être utilisé par les Européens et les Nord-Africains pour se relier à cette région enclavée. En fin de compte, l’objectif est de transformer ce corridor sud-central en une nouvelle route de la soie bien placée rattachant les coins occidentaux et orientaux de l’Eurasie en reliant l’UE à la Chine. Et si, après un rapide coup d’œil à la carte physique, la route semble un peu tortueuse, la politique dit le contraire.

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La Chine et les États-Unis. Planification rationnelle d’un côté, « Lumpen » capitalisme de l’autre


Le « lumpen » capitalisme se réfère à un système économique dans lequel le secteur financier et militaire exploite le trésor public et l’économie productive au bénéfice d’une petite minorité, les fameux 1%.


Par James Petras – Le 3 novembre 2017 – Source Unz Review

Introduction

Les journalistes et commentateurs, les politiciens et les sinologues américains passent beaucoup de temps et d’énergie à spéculer sur la personnalité du président chinois Xi Jinping et les nominations qu’il prononce pour peupler les instances dirigeantes du gouvernement chinois, comme s’il s’agissait là des aspects les plus importants du 19e Congrès national du Parti communiste chinois (qui s’est tenu du 18 au 24 octobre 2017).

 (Le 19e Congrès national a réuni 2 280 délégués, représentant les 89 millions de membres du Parti communiste chinois)

Coincée entre les ragots, les spéculations oiseuses et le dénigrement de ses dirigeants, la presse occidentale n’a, une fois de plus, pas non plus pris en compte les changements historiques qui se produisent actuellement en Chine et dans le monde.

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L’intrigue au cœur du triangle Pékin–Riyad–Washington


Par Valentin Katasonov – Le 2 novembre 2017 – Source Strategic Culture

La compagnie saoudienne Saudi Aramco (Saudi Arabian Oil Company) est la plus grande entreprise pétrolière au monde. Elle possède plus de 100 gisements de pétrole et de gaz en Arabie saoudite avec des réserves d’au moins 264 milliards de barils de pétrole, ce qui représente environ le quart des réserves mondiales connues pour cette matière première. Les chiffres de production de l’entreprise ne donnent pas une image complète, car les données n’existent que depuis quelques années. Mais à titre d’exemple, en 2013, Saudi Aramco a produit 3,4 milliards de barils de pétrole brut. Les analystes calculent que chaque année l’entreprise saoudienne extrait environ deux fois plus de pétrole et de gaz, en termes de barils équivalent pétrole, que la plus grande société américaine ExxonMobil.

Fait intéressant, Saudi Aramco n’apparaît jamais dans les classements des plus grands producteurs de pétrole au monde, car elle ne publie pas d’information financière telle que ses bénéfices, ses ventes, ses actifs ou sa capitalisation boursière. Par conséquent, les sociétés américaines ExxonMobil et Chevron, Sinopec et PetroChina en Chine, la société anglo-néerlandaise Royal Dutch Shell, la BP anglaise et Total, une compagnie française, sont en tête du classement. Mais tout le monde sait parfaitement que ces leaders de l’industrie pétrolière mondiale ne sont que des nains comparés à Saudi Aramco.

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