Par Zénon – Avril 2025

Matière et lumière trament une farce cosmique.
Un « nous » d’apparat joue son numéro sur scène
et un autre en trouve les entraînements comiques.
La prise au sérieux de ce cirque est malsaine.Un départ précède notre retour aux sources.
Nous naviguons à vue de surprise en surprise
jusqu’à ce que le ciel devienne une ressource.
C’est de la sorte que la leçon est apprise.L’essence originelle est intraduisible
et ne se trouve qu’au sein du non-manifesté.
Seuls ses avatars ne deviennent visibles
qu’avec de l’amour et de la volonté.L’univers se projette et se démultiplie
en mille et un éclats doués de conscience.
C’est alors seulement que l’œuvre s’accomplit :
la Vie a reconnu sa propre intelligence.
Zénon
Extrait du recueil de poèmes inédits « Hérésies« de Zénon. À retrouver dans Les Chroniques de Zénon


Par 
Le déclin a une certaine cadence, suivant un rythme d’arrogance et de désespoir, d’erreurs de calcul et d’illusions. L’empire en phase terminale, déconnecté de la réalité tout en s’accrochant aux mythes de sa propre indispensabilité, s’en prend aux menaces perçues non pas parce qu’elles sont réelles, mais parce qu’il ne peut concevoir un monde dans lequel il n’est plus le centre gravitationnel de l’histoire. Ainsi, la russophobie et la sinophobie ne fonctionnent pas simplement comme des constructions idéologiques, mais comme des symptômes de décomposition systémique, les rêves fiévreux d’une civilisation qui s’efforce de traiter sa propre obsolescence.
Hans Vogel affirme que les élites européennes n’ont pas de conscience morale. Mais elles ne manquent pas d’appliquer des standards moraux à leurs opposants, afin de rester agrippés au pouvoir.