« bientôt nous nous promènerons avec des valises de billets »
Le mardi 24 février nous avions résumé la situation économique, politique et sociale en Ukraine comme suit :
« Un an après le coup d’état, l’ancien premier ministre ukrainien Serguey Arbuzov a déclaré à l’agence Tass, faisant écho à un mécontentement populaire croissant: «Un nouveau coup d’état ne peut pas être exclu en Ukraine». Alors que le cessez-le-feu de Minsk est déjà parti en lambeaux dans le vent de Debalstevo, la nation est en ruine: une nouvelle crise du gaz se profile alors que Gazprom menace de stopper à nouveau les livraisons en raison de retards de paiement, le contrôle des capitaux a été resserré alors que le prêt du FMI de 17,5 milliards de dollars sera insuffisant pour financer le budget, le gouverneur de la banque centrale fait face à des poursuites judiciaires alors que l’économie continue de s’effondrer. Tous ces facteurs ont entraîné une fuite massive des capitaux et la Hryvnia s’est crashée à 33 dollars US, un record (elle a perdu 70% de sa valeur). »


À Washington, il semble que la possibilité d’un règlement pacifique de la crise ukrainienne inspire des craintes existentielles. Alors que l’UE cherche à jouer un jeu égal avec la Russie, le gouvernement US reste dur et voudrait voir souffrir la Russie. Pour cela, il voudrait déclencher des sanctions dévastatrices contre les marchés russes qui mèneraient à une faillite de l’économie en Russie.
En dépit des photos et des témoignages, l’Ukraine nie que les rebelles retirent leurs armes lourdes du front

