Par Dmitry Orlov − Le 18 Novembre 2024 − Source Club Orlov
Si vous suivez l’actualité, vous avez peut-être remarqué que les États-Unis semblent être à l’aube d’un événement qui pourrait bien s’avérer être la deuxième révolution américaine. Le nouveau président élu veut démanteler l’État profond et a rassemblé une liste de réformateurs courageux pour réformer le système washingtonien, caractérisé par l’escroquerie et la corruption généralisées. Bien entendu, les personnes qui ont bénéficié de cette corruption ne se laissent pas faire et élaborent des plans pour contrecarrer les moindres actions de la nouvelle administration, voire pour l’éliminer physiquement. Le monde entier observe et se demande si le président élu sera capable de survivre aux tentatives d’assassinat suffisamment longtemps pour entrer en fonction.
Cette deuxième révolution américaine est-elle vraiment nécessaire ? Oui, elle l’est.

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LONDRES – Il existe une vieille histoire, souvent racontée, à propos d’un article de première page que l’un des grands quotidiens d’ici a publié un jour, alors que des conditions météorologiques difficiles sévissaient dans la région. « Tempête dans la Manche, le continent est coupé du monde », titrait le journal. Personne n’est certain qu’un journal n’ait jamais publié un tel article avec un tel titre. La plupart des gens pensent qu’il s’agit d’un récit apocryphe destiné à suggérer la sensibilité anglocentrique que l’on trouve parfois chez les Anglais.
Si vous pensiez que Kamala Harris était assurée de gagner en 2024, c’est que vous n’avez pas prêté attention au changement épique du zeitgeist culturel de ces dernières années. Ce qui m’ennuie le plus dans l’analyse politique et sociale, c’est d’avoir affaire à des gens qui pensent bêtement que rien ne change jamais. Les choses changent tout le temps. Les gens peuvent tirer des leçons du passé, et ils le font. Rien n’est désespéré, et les nihilistes sont paresseux et incompétents.
Le président russe Vladimir Poutine 


