Par Alastair Crooke − Le 27 avril 2020 − Source Strategic Culture

Dans l’imaginaire européen, les signes avant-coureurs d’une contagion – peste ou choléra – étaient conjurés par des formes ombragées, masquées et cagoulées, représentant une silhouette vaguement humaine, mais dans le vide macabre de leur cagoule noire, aucun visage n’était perceptible – seulement un long, bec d’oiseau, saillant et grisâtre.

Ces «docteurs de la peste» donnaient la chair de poule. Les villes étaient peintes désertes, immobilisées par un pouvoir immense, haut-placé et sinistre. Derrière les murs, des gens mouraient. Silence absolu. Aujourd’hui encore, des masques d’oiseaux à bec des médecins de la peste peuvent être vus à Venise.
La guerre hybride 2.0 contre la Chine, une opération américaine bipartisane, est au sommet de sa fièvre. Son bras armé de propagande tous azimuts, 24h / 24 et 7j / 7, blâme la Chine pour tout ce qui concerne les coronavirus, en remettant une couche sur la tactique de diversion contre toute critique éclairée du manque de préparation américaine.
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Certains se sont demandé comment le président Poutine pourrait coopérer avec le président Trump pour que l’OPEP + fasse monter les prix du pétrole – alors que ces prix plus élevés ne contribueraient qu’à soutenir la production de pétrole américaine. En fait, le président Poutine était invité à subventionner l’économie américaine – au détriment de ses propres ventes de pétrole et de gaz [et malgré les sanctions, NdT] – car la production de schiste américain n’est tout simplement pas rentable à ces prix. En d’autres termes, la Russie semblait se tirer une balle dans le pied.
