Par Elijah j. Magnier − Le 2 septembre 2025 − Source Blog de l’auteur

À New York, le compte à rebours a commencé. La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni — le fameux E3 — ont officiellement déclenché le mécanisme onusien du « snapback » contre l’Iran, réactivant le régime de sanctions suspendu par l’accord nucléaire de 2015. Cette décision enclenche un processus de 30 jours au terme duquel, sauf blocage, des sanctions spécifiques de l’ONU seront automatiquement rétablies. Pour l’E3, il s’agit d’une étape jugée nécessaire afin de sauver la diplomatie nucléaire et d’éviter une nouvelle guerre après les douze jours de bombardements israélo-américains contre l’Iran. Les sanctions seront automatiquement rétablies le 27 septembre 2025, à moins que le Conseil n’intervienne pour bloquer la procédure.
Pour Téhéran, il s’agit d’un test des intentions réelles de l’Europe : s’agit-il de créer une pression pour négocier, ou simplement d’une nouvelle escalade déguisée en diplomatie afin de complaire à Washington et de fournir un prétexte supplémentaire pour une seconde guerre ? L’exigence de l’E3 est claire : l’Iran doit reprendre une pleine coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), révéler l’emplacement de ses 408 kilogrammes d’uranium enrichi à 60 % et revenir à la table des négociations avec les États-Unis.
Il y a des nouvelles extrêmement alarmantes sur la situation autour de l’Iran. En consultation avec l’administration Trump — ou plutôt par déférence pour le commandement de Washington — les pays du E3 (Grande-Bretagne, France et Allemagne) qui sont les signataires occidentaux restants de l’accord nucléaire iranien de 2015 connu sous le nom de JCPOA, ont lancé le processus de déclenchement du soi-disant mécanisme de relance dans le but de réimposer toutes les sanctions de l’ONU contre l’Iran au motif qu’il a violé les termes de l’accord vieux de dix ans.



Un agent notoire du MI6 britannique a infiltré l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour le compte de Londres, selon des documents divulgués examinés par The Grayzone. L’agent, Nicholas Langman, est un vétéran du renseignement qui revendique le mérite d’avoir aidé à organiser la guerre économique de l’Occident contre l’Iran.
Ce risque s’applique également aux criminels, y compris aux régimes criminels. Même s’ils réussissent à dissimuler leur implication directe dans tel ou tel incident particulier, le temps rend évidente leur méthode d’opération — « MO ». Cela permet une identification facile de leur signature, que ce soit par des agences appliquant les lois ou par des historiens intéressés.
