Chronique d’une révolution (ACOR3)
Par Peter Turchin − Le 4 mai 2025 − Source Cliodynamica

Le procès du président Andrew Johnson au Sénat américain. Source
Toute révolution est une lutte entre les élites au pouvoir et les contre-élites. Une fois que les contre-élites ont pris le pouvoir et tentent d’instaurer un nouvel ordre social, les anciennes élites1 signifie « ancien » ou « autrefois ». Cette expression vient de la Révolution française, où elle désignait les nobles qui avaient perdu leur statut privilégié à la suite de la révolution. Ce terme est entré dans la langue anglaise, tout comme « elite » (à l’origine « élite » [en français dans le texte]).] sont confrontées à un choix difficile. Elles peuvent accepter la défaite et se résigner à une mobilité sociale descendante, ou elles peuvent se transformer en une sorte de « contre-contre-élites » ou, en termes plus courants, en contre-révolutionnaires. L’expérience historique montre qu’il y a toujours des segments importants de ces anciennes élites qui choisissent de comploter et de se battre.
- « Ci-devant » [en français dans le texte ↩
Par 

J’ai obtenu le manifeste écrit par Elias Rodriguez, suspect dans le meurtre de deux membres du personnel de l’ambassade israélienne à Washington DC, mercredi.
Au mois de février 1950, McCarthy reçut une énorme attention de la part des médias lorsqu’il commença à prononcer des discours publics dénonçant les dangers supposés auxquels les États-Unis étaient confrontés en raison des activités subversives des Communistes et des agents soviétiques. Sur la base de mes manuels d’histoire conventionnelle et de la couverture médiatique que j’avais absorbée, j’avais toujours considéré ces affirmations comme fortement exagérées, et j’ai été très surpris de découvrir peu à peu que la menace intérieure posée par les agents communistes soviétiques fut jadis au moins aussi grave que l’énonçait McCarthy.
Donald Trump et l’ombre du Maccarthysme
