Par Aurelien − Le 10 decembre 2024 − Source Aurelien 2022
J’ai déjà écrit à plusieurs reprises sur le manque de réalisme avec laquelle l’Occident aborde habituellement la crise qui perdure en Ukraine et dans ses environs, et sur la dissociation quasi maladive du monde réel qu’il affiche dans ses paroles et ses actes. Pourtant, alors que la situation se détériore et que les forces russes avancent partout, rien ne montre que l’Occident se base davantage sur la réalité dans sa compréhension, et il est fort probable qu’il n’apprendra rien et continuera à vivre dans sa construction alternative de la réalité jusqu’à ce qu’il soit expulsé par la force.
Il est vrai que certains penseurs avant-gardistes audacieux en Occident commencent à s’interroger sur la nécessité de négociations, même si elles se feraient aux conditions de l’Occident. Ils commencent à accepter que peut-être une partie du territoire ukrainien de 1991 devra être considérée comme perdue, ne serait-ce qu’à court terme. Peut-être, se demandent-ils, une zone démilitarisée de style coréen sera-t-elle mise en place, garantie par des troupes neutres, jusqu’à ce que l’Ukraine puisse être reconstruite pour reprendre l’offensive. Et puis ils regardent la carte des avancées russes, et ils regardent la taille et la puissance des deux armées, et ils regardent la taille et l’état de préparation des forces de l’OTAN et ils sombrent dans le désespoir.

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Les Israéliens, dans leur ensemble, affichent l’assurance plein d’optimisme qu’ils pourront exploiter Trump, sinon pour l’annexion complète des Territoires occupés (Trump dans son premier mandat n’a pas soutenu une telle annexion), mais plutôt pour le piéger et l’entrainer dans une guerre contre l’Iran. Beaucoup (même la plupart) des Israéliens sont impatients de faire la guerre à l’Iran et d’agrandir leur territoire (dépourvu d’Arabes). Ils croient au délire que l’Iran « est étendu nu« , incroyablement vulnérable, avant une frappe militaire américaine et israélienne.
La Maison Blanche de Biden et la machine du Parti Démocrate qui vient de faire passer Kamala Harris de la deuxième place du régime à la première place deviennent de plus en plus intéressants chaque semaine, je dois dire. La campagne de Mme Harris a enfin publié, deux mois après que les élites et les financiers du parti ont fait passer sa candidature en dépit de tout semblant de processus démocratique, une plateforme qu’elle appelle A New Way Forward, et j’y reviendrai en temps voulu. Je vais moins m’intéresser aux mots affichés sur un site web qu’à deux développements récents que nous allons examiner ensemble, car personne n’a encore pensé à le faire.
Si je devais décrire notre situation géopolitique actuelle en dix mots ou moins, ce serait « un génocide au premier plan et une guerre mondiale en arrière-plan ».