Dévorer sa propre jeunesse


Par Dmitry Orlov – Le 30 novembre 2017 – Source Club Orlov

C’est un peu déconcertant quand vous essayez, encore et encore, et que rien ne semble fonctionner. Les gens te regardent et se demandent ce qui ne va pas chez toi : pourquoi ne peux-tu pas être moins sanguin et arrêter de pousser le même rocher sur la même colline tous les jours ? Si vous pensez que vous avez raison mais que rien ne fonctionne, alors quelqu’un doit avoir tort. Est-ce vous, ou est-ce le reste de l’univers ? Ou est-ce juste de la malchance ? Et le succès temporel et mondain importe-t-il réellement ?

Après tout, un échec est souvent beaucoup plus éclairant et instructif qu’un succès, et certaines personnes parviennent à jouer un rôle parfaitement productif dans la société en échouant devant tout le monde. Et tout expérimentateur vous dira qu’une expérience qui aboutit à un échec est généralement beaucoup plus reproductible qu’une expérience qui aboutit à un succès. Et montrer comment quelque chose ne fonctionne pas est souvent un bon moyen de pointer la direction vers autre chose qui pourrait réussir. Et le processus d’échec peut être parfaitement agréable − à condition de ne pas viser trop haut − parce que la pénibilité d’un échec est surtout une question d’échelle. Être en échec peut même vous rendre populaire, parce que la plupart des gens sont plus prêts à dénigrer qu’à admirer. L’admiration a un potentiel limité si l’objectif est de se sentir suffisant, omniscient et généralement supérieur.
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Les vastes implications de la route maritime du Nord de la Russie

Cela change tout ...

« ... une collaboration fructueuse avec la Chine, la Corée du Sud et même, dans une certaine mesure, avec le Japon, contrairement aux espoirs des néocons de Washington et de leurs mécènes dans le complexe militaro industriel américain. » F. William Engdahl

2015-02-05_10h48_03Par F. William Engdahl – Le 28 novembre 2017 – Source Russia Insider

Pour ce qui est de faire face à certaines des conditions climatiques les plus rudes du monde, aucun pays n’égale la Russie.

La Russie a fait de la construction d’une route maritime du Nord le long de la côte arctique russe une priorité pour permettre le transport du GNL (gaz naturel liquéfié) et du fret par conteneur entre l’Asie et l’Europe, réduisant ainsi de moitié le temps de navigation et contournant le canal de Suez.

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La Corée du Nord estime avoir mené à bien son programme de missiles


La République populaire démocratique de Corée (RPDC) a lancé hier soir un autre missile nucléaire. C’est un missile d’un nouveau type. Personne ne l’avait encore vu. Il s’appelle Hwasong-15 et il est magnifique.


Par Moon of Alabama – Le 30 novembre 2017

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Le nouveau missile est énorme. À gauche de la photo, on voit Kim Jong Il dans son manteau noir. Il mesure 1,70 mètre. Le tracteur-érecteur qui transporte le missile doit mesurer près de 6 mètres de haut et le missile doit avoir un diamètre de plus de 2 mètres.

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Le véhicule est une copie modifiée d’un WS51200 chinois. La Corée du Nord en a acheté 5 ou 6 pour « transporter du bois de la montagne ». Tous ont bien sûr été utilisés comme tracteurs de missiles. Un neuvième essieu a été ajouté au modèle original pour faire face à l’excédent de charge que représentent l’énorme missile et sa table de tir. Le véhicule n’est pas un TEL, un tracteur-érecteur-lanceur, mais un TE. Le missile est érigé et placé verticalement sur la table de tir. On retire le véhicule pour le lancement.

Les premières estimations concernant le poids total du missile varient actuellement entre 45 et 60 tonnes. Je crois que c’est un peu plus. À vue de nez, je dirais qu’un gros camion militaire est capable de transporter 10 tonnes de marchandises par essieu. Neuf essieux multipliés par 10, moins le poids de la table de tir et du système érecteur, cela fait environ 70 tonnes pour le missile. Ils n’ont pas ajouté le neuvième essieu pour rien.

Le missile ressemble à un missile Titan II réduit de 30%. Le Titan II était un missile nucléaire intercontinental américain développé dans les années 1960. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus moderne mais c’est solide.

Le nouveau missile a deux moteurs de type inconnu dans le premier étage. Ceux-ci sont alimentés par une pompe turbo commune. Le missile se dirige en orientant ses tuyères. Le véhicule de rentrée (RV) à l’avant qui transporte la charge utile est également énorme. La Corée du Nord peut certainement y mettre une de ses bombes à hydrogène qui ressemblent à des cacahuètes.

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La Corée du Nord prétend que le véhicule et le missile sont entièrement faits maison. C’est peut-être vrai. La Corée du Nord affirme également que le missile a une portée maximale de 13 000 kilomètres. C’est probablement le maximum absolu sans charge utile. Avec une importante charge utile, comme d’environ 600 kilogrammes pour une bombe à hydrogène, le missile pourrait atteindre le centre-ouest des États-Unis, mais probablement pas la côte Est. Mais ce sont des estimations.  Quand on évalue les risques, on doit prendre en considération la pire éventualité. Il faut donc considérer que ce type de missile, avec peut-être de légères modifications, aura assez de portée pour aplatir Manhattan, et il faut s’y préparer.

Le lancement a eu lieu à 03h00, heure locale, après que le missile a été transporté de l’usine ci-dessus (Usine du 16 mars, Pyongsong 39° 16’52.71 « N 125° 52’12.89 » E) à son lieu de lancement. La Corée du Nord a ainsi démontré sa capacité à opérer des lancements-surprises sans avoir besoin de tenir compte de la « météo ». (Dans la doctrine militaire, l’obscurité nocturne est une condition « météorologique »). Les États-Unis n’ont aucun moyen d’empêcher le lancement d’un tel missile, car le lieu et l’heure du lancement sont invisibles.

Voilà ci-dessous quelques photos du lancement. Une vidéo de 14 minutes de l’annonce officielle du lancement à la télévision donne des informations supplémentaires sur les préparatifs et le vol.

Il faut espérer que les décideurs américains auront enfin fini par comprendre que la Corée du Nord est désormais une puissance nucléaire. Les États-Unis clament depuis 75 ans qu’ils ont besoin d’armes nucléaires pour leur sécurité. Ils ne cessent de menacer la Corée du Nord. Ils ne respectent pas leurs accords (demandez à Kadhafi !). Rien, ni personne, ne pourra faire renoncer la République populaire démocratique de Corée (RPDC) à ses armes nucléaires, ni à sa force de missiles intercontinentaux.

Dans sa déclaration officielle, la RPDC a déclaré que son programme de fabrication de missiles était maintenant « finalisé » :

« … c’est notre plus puissant missile intercontinental ; la RPDC a réalisé le programme de développement d’une force nucléaire qu’elle s’était fixée.

(…)

Kim Jong-un a déclaré avec fierté que nous avons finalement accompli notre grande mission historique de nous doter d’une force nucléaire d’État, d’une puissance balistique. »

La RPDC a atteint son objectif de menacer l’ensemble des États-Unis d’une attaque nucléaire s’ils tentaient de l’attaquer (ou de la décapiter). Cela signifie probablement qu’elle ne construira pas de nouveaux types de missiles. Elle continuera à perfectionner les missiles existants.

Un bon accord entre les États-Unis et la Corée du Nord pourrait stopper ce futur développement de missiles et d’armes nucléaires, en échange de l’arrêt des manœuvres américaines à proximité du pays. La Corée du Nord a déjà fait une offre de « double suspension ». Il revient aux États-Unis de l’accepter. Mais avec le départ de Tillerson, l’actuel secrétaire d’État, et l’arrivée à sa place de Pompeo, les chances de négociations et celles d’un accord quel qu’il soit sont actuellement proches de zéro.

Voilà les photos :

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Traduction : Dominique Muselet

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Le ventre mou de l’industrie pétrolière : un effondrement de Sénèque est-il à venir ?


Par Ugo Bardi – Le 19 novembre 2017 – Source CassandraLegacy

Ugo Bardi

Ugo Bardi explique son idée d’un « effondrement de Sénèque » imminent de l’industrie pétrolière mondiale à la session sur le changement climatique de la réunion du Club de Rome à Vienne, le 10 novembre 2017. Ce qui suit ne sont pas ses mots exacts mais un texte qui reprend l’essentiel de ce bref commentaire. Il est axé sur le concept que l’industrie pétrolière a un « ventre mou » dû au fait qu’elle produit principalement du carburant pour les moteurs utilisés pour le transport. Si ce marché était réduit par l’introduction de véhicules électriques et d’autres innovations en matière de transport, toute cette industrie pourrait s’effondrer. Ce serait une bonne chose pour l’écosystème terrestre et pour l’humanité en général.
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La montée en puissance d’un ordre mondial pas si nouveau


Par Sarang Shidore – Le 15 novembre 2017 – Source Stratfor

For decades the United States has sat atop a unipolar world, unrivaled in its influence over the rest of the globe.
Pendant des décennies, les États-Unis se sont assis sur un monde unipolaire, inégalés dans leur influence sur le reste du monde. Mais maintenant cela pourrait changer alors qu’une nouvelle alliance informelle prend forme entre la Chine et la Russie. Les deux grandes puissances ont un intérêt mutuel à renverser un ordre international qui a longtemps avantagé l’Occident à leurs propres frais. Et à mesure que l’unique superpuissance de la Terre se repliera sur elle-même, ils chercheront à se tailler de plus grandes arrière-cours pour eux-mêmes. Leur mariage de convenance va-t-il une fois de plus donner naissance à la bipolarité qui a caractérisé la guerre froide, ou va-t-il se défaire face à une rivalité naturelle enracinée dans la géopolitique ?

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Le coup d’État saoudien et le reset du nouvel ordre mondial


Par Brandon Smith – Le 15 novembre 2017 – Source alt-market.com


Depuis des années, j’ai mis en garde contre la relation d’interdépendance entre les États-Unis et l’Arabie saoudite et comment cette relation, si elle se terminait, signifierait un désastre pour le système pétrodollar et, par extension, pour le statut de réserve mondiale du dollar. Dans mes récents articles « Les mensonges et les distractions entourant l’atterrissage du pétrodollar » et « La fin du jeu économique continue », je souligne que la mort du dollar en tant que principale monnaie de réserve mondiale est en fait un objectif primordial pour les globalistes de l’establishment. Pourquoi ? Parce que, dans un effort pour réaliser ce qu’ils appellent parfois la « réinitialisation économique mondiale » ou le « nouvel ordre mondial », une économie mondiale centralisée mieux acceptée publiquement et un cadre monétaire sont primordiaux. Et, cela signifie la mise en œuvre éventuelle d’une monnaie unique et d’une seule autorité économique et politique mondiale, au-dessus et au-delà du système dollar.
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Le Bitcoin, monnaie pour un monde fini


Par Alexis Toulet − 23 novembre 2017 − Source noeud-gordien.fr

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Quel pourrait être l’avenir du Bitcoin, monnaie cryptographique au contrôle décentralisé dont le cours a bondi en un an d’un facteur dix, de 700 à environ 7 000 € ? La banque BNP Paribas a rédigé un rapport concluant que l’avenir de Bitcoin serait limité par l’absence de prêteur en dernier ressort ainsi que par son caractère déflationniste : en tant que monnaie il serait condamné à l’échec.

Contrairement à bien d’autres prises de position du monde financier contre le Bitcoin, celle-ci se base sur des arguments structurés. Sont-ils convaincants ? Quel avenir pour la reine des monnaies cryptographiques ?

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Biocarburants : peuvent-ils sauver les compagnies aériennes de l’effondrement de Sénèque ?


Par Ugo Bardi – Le 30 octobre 2017 – Source CassandraLegacy

Peindre les avions en vert est beaucoup plus facile que de les faire fonctionner avec des biocarburants

« Les compagnies aériennes peuvent-elles fonctionner avec des biocarburants ? » Comme cela arrive souvent, cette simple question n’a pas de réponse simple. Tout d’abord, c’est une question qui n’a de sens que sous l’angle d’un plan « durable », c’est-à-dire un monde qui ne fonctionne pas avec des combustibles fossiles. C’est un problème technologique majeur. Alors que les voitures peuvent rouler avec des moteurs électriques alimentés par des batteries, le rapport puissance / poids de la combinaison est tout simplement inacceptable pour un avion de transport de passagers qui pourrait offrir une performance comparable à celle des avions à réaction actuels. Des avions à hydrogène ont déjà été expérimentés, mais ils sont un cauchemar pour plusieurs raisons et il est peu probable qu’ils puissent devenir utilisables à court et moyen terme.

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L’OTAN demande une conversion à l’économie de guerre


Par Wolfgang Jungmann – Le 15 novembre 2017 – Source NEOPresse

Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN

Le Secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg a appelé, à l’occasion de la rencontre des ministres de la Guerre de l’OTAN, à orienter la planification de l’infrastructure civile vers les besoins de l’armée : « Il ne s’agit pas seulement de commandement. Nous devons également veiller à ce que les routes et les ponts soient assez solides pour supporter les plus massifs de nos véhicules et que les réseaux ferroviaires pour le transport rapide de blindés et de matériel lourd soient bien équipés. »

Les rôles clés seraient assurés par les gouvernements nationaux, le secteur privé et l’Union européenne. Continuer la lecture

La falaise de Sénèque est un effet de la bureaucratie


Par Ugo Bardi – Le 27 septembre 2017 – Source CassandraLegacy
L’idée de la « falaise de Sénèque » est qu’une certaine entité, d’une entreprise à un empire, a tendance à s’effondrer rapidement lorsqu’elle est sujette à un manque de ressources et, en même temps, affectée par la pollution. Plus d’une fois, j’ai noté qu’il existe de nombreuses formes de pollution ; dans le modèle, le terme désigne tout type de phénomène qui tend à croître aux dépens du capital social d’une société. La bureaucratie satisfait clairement la définition et un excès de celle-ci peut être une cause majeure d’effondrement.

Ici, Miguel Martinez discute le concept sur la base de son expérience en Italie, un pays qui semble être particulièrement en proie à la bureaucratie. Martinez note plusieurs phénomènes intéressants, y compris le fait que la baisse des ressources économiques renforce également les problèmes créés par une bureaucratie excessive engendrant un blocage presque total qui ne peut être surmonté qu’en agissant illégalement, ce qui crée également d’autres problèmes. Donc, il semble que le seul remède à la bureaucratie soit l’effondrement de Sénèque !
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