Par M.K. Bhadrakumar – Le 20 septembre 2024 – Source Indian Punchline
Le troisième mandat du Premier ministre Narendra Modi est marqué par son « passage à l’âge adulte », c’est-à-dire par des prises de décisions audacieuses en matière de politique étrangère. À peine la poussière retombée sur la décision controversée de Modi de se rendre à Kiev en tant qu’artisan de la paix, alors que la guerre en Ukraine ne fait que s’accélérer, Modi a pris la décision, dans la solitude de son esprit, d’appeler apparemment Donald Trump lors de sa brève visite de trois jours aux États-Unis à partir de samedi.
C’est en tout cas ce qu’indique le silence des agneaux venant du département d’État américain et de notre mission à Washington. En fait, cette « dernière nouvelle » est venue du grand homme lui-même. Les médias américains se sont empressés de la diffuser.
La presse économique occidentale affirme souvent que les industries chinoises subventionnées détruisent de la valeur parce qu’elles ne sont pas rentables, qu’il s’agisse de l’immobilier résidentiel, des trains à grande vitesse, des véhicules électriques ou des panneaux solaires. (Selon un récent article de The Economist)
Un nombre croissant de macroéconomistes et d’analystes financiers tirent la sonnette d’alarme face à l’explosion de la dette nationale américaine, qui approche désormais les 35 000 milliards de dollars, soit 120 % du PIB. Les intérêts sur la dette sont devenus le poste le plus important du budget national américain, devant celui de la défense et celui de la justice.
La nouvelle de l’expiration d’un accord entre Washington et Riyad est peut-être fausse, mais un accord essentiel au succès du dollar est en train de s’éroder.
