Par James Howard Kunstler – Le 11 juillet 2022 – Source kunstler.com

Cet été, le temps est parfait dans la vallée de l’Hudson : des journées chaudes et ensoleillées pour préparer le jardin et des nuits fraîches qui invitent au sommeil profond. Les courgettes et les concombres poussent, ainsi que les groseilles, les groseilles à maquereau et les myrtilles. Sous terre, les pommes de terre gonflent à vue d’œil. Les poules s’ébattent joyeusement autour de leur buffet quotidien d’insectes. À minuit, les lucioles clignotent dans le verger. Mais du côté humain – commerce, culture et politique – rien ne fonctionne. Du moins pas ici en Amérique.


Biden doit se rendre en Arabie saoudite en juillet. Cependant, l’administration américaine ressent clairement les effets de l’avalanche de critiques (y compris de la part du grand public américain) concernant son prochain voyage au Moyen-Orient qui inclura l’Arabie saoudite. Il est clair que le meurtre de Jamal Khashoggi reste aussi douloureusement sensible pour Biden qu’une brûlure.
Cette semaine, RT a essentiellement porté son attention sur les conséquences des sanctions contre la Russie prises par l’Occident.
Il y a un grand paradoxe entre la position militaire de plus en plus agressive des États-Unis et de l’OTAN à l’égard de la Russie et de la Chine et les politiques économiques clairement suicidaires que l’Agenda vert des États-Unis, de l’UE et de l’OTAN promeut. Une transformation étonnante des économies des pays industriels les plus avancés du monde est en cours et prend de l’ampleur. Le cœur de cette transformation est l’énergie, et cette exigence absurde d’une énergie « zéro carbone » d’ici 2050 ou même avant. Éliminer le carbone de l’industrie énergétique n’est pas possible à l’heure actuelle, et ne le sera peut-être jamais. Mais si on cherche vraiment à l’atteindre, cela signifie que les économies les plus productives du monde seront mises en pièces. Sans une base énergétique industrielle viable, les pays de l’OTAN deviendront une plaisanterie sur le plan militaire. Nous ne pouvons pas parler d’énergie « renouvelable » pour le solaire, l’éolien et le stockage en batterie. Nous devrions plutôt parler d’énergie « non fiable ». C’est l’un des délires scientifiques les plus colossaux de l’histoire.
C’est une certitude — ni les désastres naturels, ni même les politiques de gestion de la pandémie ne sont responsables de la montée fulgurante des prix de l’essence à la pompe. La véritable tempête qui frappe l’économie mondiale est la spéculation financière.

