Par Wayan – Le 12 juillet 2021 – Le Saker Francophone
L’hystérie médiatique actuelle sur les « théories du complot » contamine les domaines scientifiques et les sciences humaines en particulier. En lisant certains articles de psychologie on s’aperçoit que les psychologues eux-mêmes tombent dans le fameux « biais cognitif de confirmation » qu’ils sont si prompts à repérer chez leurs patients en général et les « théoriciens du complot » en particulier. Quand on voit la paille dans l’œil du voisin…
Pour vous montrer ce phénomène, nous allons analyser un texte publié par la soi-disant très sérieuse British Psychological Society (BPS) car c’est un exemple édifiant montrant que le sérieux et l’objectivité scientifiques disparaissent facilement lorsque les budgets accordés vont dépendre du résultat que l’on attend de la recherche. En d’autres mots, proposez une étude pour montrer les biais cognitifs des partisans de la théorie du complot et vous décrocherez un budget de recherche ; proposez une étude pour rechercher les causes profondes du fait que « Les théories du complot ont bondi au cours des dernières années » et que « 60% des Britanniques croient en une théorie du complot » et vous aurez peu de chance d’en décrocher un.
À la fin du mois dernier, l’UE s’est effondrée dans une crise de nerfs affectiviste. Cela s’est produit lorsque Charles Michel, président du Conseil, a décidé d’inscrire au sommet un débat sur les LGBTQI et les valeurs de l’UE, en réaction à une lettre inquiète signée par 17 pays-membres. Le Premier ministre néerlandais Rutte a profité de ce moment pour «monter au nucléaire» (comme il l’avait promis auparavant), en déclarant avant le sommet : «Mon objectif est de mettre la Hongrie à genoux sur cette question». Et, lors du sommet lui-même, Rutte a menacé la Hongrie : ce pays doit «abroger» sa «loi anti-gay» (prétendument anti-gay) et « respecter les droits de l’homme fondamentaux ; ces exigences ne sont pas négociables, la Hongrie les accepte ou elle doit partir [de l’UE]. »
Deux organismes de surveillance des médias, 

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