L’histoire derrière l’article du New York Times sur l’attaque du 7 octobre
Par Jeremy Scahill, Ryan Grim, Daniel Boguslaw – 28 Février 2024 – Source The Intercept
ANAT SCHWARTZ a un problème. La cinéaste israélienne et ancienne responsable du renseignement de l’armée de l’air avait été chargée par le New York Times de travailler avec le neveu de son partenaire, Adam Sella, et le journaliste chevronné du Times, Jeffrey Gettleman, sur une enquête sur les violences sexuelles perpétrées par le Hamas le 7 octobre, qui pourrait remodeler la façon dont le monde comprend la guerre que mène Israël dans la bande de Gaza. En novembre, l’opposition mondiale s’est accrue contre la campagne militaire israélienne, qui avait déjà tué des milliers d’enfants, de femmes et de personnes âgées. Sur son fil de médias sociaux, que le Times a depuis déclaré être en train d’examiner, Schwartz a aimé un tweet disant qu’Israël devait « transformer la bande de Gaza en abattoir ».
« Violez toute norme, sur le chemin de la victoire », lit-on dans le message. « Ceux qui sont devant nous sont des animaux humains qui n’hésitent pas à enfreindre les règles minimales. »
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Les dirigeants occidentaux vivent deux événements stupéfiants : la défaite en Ukraine et le génocide en Palestine. Le premier est humiliant, l’autre honteux. Pourtant, ils ne ressentent ni humiliation ni honte. Leurs actions montrent clairement que ces sentiments leur sont étrangers et qu’ils sont incapables de franchir les barrières bien ancrées du dogme, de l’arrogance et des insécurités profondément ancrées. Ces dernières sont à la fois personnelles et politiques. C’est là que réside l’énigme. En effet, l’Occident s’est engagé sur la voie du suicide collectif. Suicide moral à Gaza ; suicide diplomatique – les fondations posées en Europe, au Moyen-Orient et dans toute l’Eurasie ; suicide économique – le système financier mondial basé sur le dollar est en péril, l’Europe se désindustrialise. Le tableau n’est pas beau à voir. Il est étonnant de constater que cette autodestruction se produit en l’absence de tout traumatisme majeur – externe ou interne. C’est là que réside une autre énigme connexe.
Les entretiens du ministre ukrainien des affaires étrangères, Dmytro Kuleba, à New Delhi vendredi se sont essentiellement résumés à des réunions avec seulement deux responsables indiens : son homologue indien S. Jaishankar et le conseiller adjoint à la sécurité nationale Vikram Misri. Le Premier ministre Narendra Modi n’a pas reçu Kuleba. Dans l’ensemble, le pays hôte a adopté une