
Dmitry Orlov
Par Dmitry Orlov – Le 15 mars 2016 – Source Club Orlov
On entend souvent que les États-Unis dépensent plus pour leur armée que la plupart des autres nations combinées. C’est généralement présenté comme une preuve que les États-Unis sont plus puissants militairement, peut-être même si puissants qu’ils pourraient s’attaquer au reste de la planète et l’emporter.

John Hayes
Je trouve cette attitude très discutable. Si nous regardons la qualité effective des investissement en matière de défense des États-Unis et le retour sur leurs investissements en termes de capacités militaires, une image totalement différente émerge : celle d’un Léviathan gaffeur et corrompu jusqu’à l’os qui contrecarre ses propres objectif à tout bout de champ.




Lorsque nous discutons de la crise imminente de notre civilisation, nous regardons surtout les ressources dont notre économie a besoin en quantité croissante. Et nous expliquons pourquoi les retours décroissants de l’exploitation des ressources constituent une charge de plus en plus lourde sur une éventuelle nouvelle croissance de l’économie mondiale. C’est un sujet très intéressant, en effet, mais ici, je suggère de tourner notre vision de 180 degrés et de jeter un œil sur l’autre côté ; qui est de savoir ce qui se passe lorsque les ressources utilisées sont mises au rebut.
Au cours de la semaine dernière, après avoir publié l’extrait du manuscrit de mon prochain livre, Réduire la Technosphère, j’ai reçu un certain nombre de réponses, dont certaines m’ont quelque peu déconcerté. Certaines personnes ne pouvaient pas approcher le concept de Technosphère sans avoir une définition du dictionnaire à leur disposition. D’autres pensaient que je venais présenter une version réchauffée d’un concept qui a déjà été entièrement exposé par 
