Le 14 septembre 2017 – Source katehon.com

Avec le temps, de plus en plus d’ouvrages sur les affaires étrangères, la politique mondiale, la géopolitique et, en fait, la politique internationale, sont consacrés au thème de la multipolarité. Un nombre croissant d’auteurs essaie de comprendre et de décrire la multi-polarité comme un modèle, un phénomène, un précédent ou une possibilité.
Le sujet de la multi-polarité a été évoqué d’une manière ou d’une autre dans les travaux du spécialiste des relations internationales David Kampf (dans l’article « L’émergence d’un monde multipolaire »), de l’historien Paul Kennedy de l’Université de Yale (« The Rise and Fall of Great Powers »), du politologue américain Dilip Hiro (dans le livre « After Empire : Birth of a multipolar world »), du géopoliticien Dale Walton (dans le livre « Geopolitics and the Great Powers in the XXI century : Multipolarity and the Revolution in strategic perspective »), et de bien d’autres encore. À notre avis, le spécialiste britannique des relations internationales, Fabio Petito, est celui qui a la meilleure compréhension du sens de la multipolarité et qui a tenté de construire une alternative sérieuse et fondée au monde unipolaire sur la base des concepts juridiques et philosophiques de Carl Schmitt.


Si vous éliminez les usages courants du mot « communauté », tous ceux qui ne sont manifestement pas liés à la communauté, comme « communauté internationale » (un euphémisme boiteux) ou « relations communautaires » (synonyme de « relations publiques ») ou « centre communautaire » (synonyme de « maison de quartier »), à peu près tout ce qui reste, c’est « communauté de retraités ». Il y en a plus de deux mille aux États-Unis, avec près d’un million de résidents.


Une grande attention est actuellement accordée aux crypto-monnaies. D’un coté, il y a ceux qui disent que l’augmentation de leur valeur est en réalité un symptôme de l’effondrement des monnaies conventionnelles, les monnaies fiduciaires. Ce qui soulève la question de savoir pourquoi les métaux précieux ne montent pas, eux, en flèche. La réponse habituelle est que leurs prix sont manipulés en utilisant le marché à terme qui maintient l’or « papier » bon marché tandis que l’or « physique » se raréfie ; à un moment donné, ces manipulations cesseront de fonctionner et l’or atteindra 10 000 dollars l’once. (Ça me semble un bon plan !). Cela soulève aussi la question de savoir pourquoi, si les monnaies fiduciaires s’affaiblissent, il n’y a pas une forte inflation. Même dans les pays qui ont connu une inflation élevée pendant des décennies, comme la Russie, elle n’est plus un problème ; l’inflation y est maintenant inférieure à 3%. Il n’y a pas non plus beaucoup d’inflation aux États-Unis, à condition d’exclure tous les rackets d’extorsion locaux : l’immobilier, la santé et l’éducation. (Le vol à main armée ne fait généralement pas partie du panier de produits et de services utilisés pour calculer l’inflation). L’hyperinflation n’est pas difficile à trouver (au Venezuela), mais ce problème n’est généralement pas considéré comme un problème systémique mondial.

