Par Leonid Savin − Le 24 décembre 2020 − Source Oriental Review

Le 18 décembre 2010 est considéré comme le point de départ des émeutes, des troubles et des soulèvements au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, collectivement appelés le printemps arabe. La veille, un jeune vendeur de fruits du nom de Mohamed Bouazizi s’était immolé dans la ville tunisienne de Menzel Bouzaiane. Cette action, qui répondait à l’humiliation qu’il avait subie aux mains de la police, ont déclenché des émeutes et des protestations généralisées. Le 14 janvier 2011, le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali s’est enfui en Arabie Saoudite, et une période de transition sous contrôle militaire a été déclarée en Tunisie, où les événements eux-mêmes ont été qualifiés de deuxième révolution de jasmin. La révolution n’a pas été sans faire des victimes. Selon l’ONU, 219 personnes sont mortes dans le pays et 510 ont été blessées.
Au moment où j’écris, l’élection présidentielle n’est toujours pas réglée, avec des événements dramatiques potentiels pendant les premiers jours de la nouvelle année. Je ne suis pas convaincu que M. Trump soit dans une position aussi faible que les médias l’ont fait croire en ces mois post-électoraux de brouillard et de brouhaha politiques. La réunion du 6 janvier du Sénat et de la Chambre pour confirmer les votes du collège électoral pourrait encore propulser les choses dans une terra incognita de monstruosité politique constitutionnelle. La tension monte. La démonstration publique de cette semaine, faite par Jovan Hutton Pulitzer, de la facilité de piratage en temps réel des machines à voter de Dominion a certainement plongé les législateurs de l’État de Géorgie dans un abîme de réflexion, et cette démonstration pourrait avoir des conséquences dans la confrontation de mercredi prochain [6 Janvier, NdT] à Washington DC.
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