Par Geminello Preterossi – Le 5 juillet 2025 – Source The Indicter
Face au délire belliciste en cours dans l’Union européenne, on se demande si nous ne sommes pas désormais confrontés à un cas macroscopique de psychopathologie politique : tous les mécanismes de défense décrits par Freud sont à l’œuvre.
Le premier est la négation : de la réalité, du contexte, de ses propres pulsions destructrices, etc., qui est maintenant allé jusqu’au niveau psychotique, qu’il est devenu déni, forclusion (c’est-à-dire perte de la relation avec la réalité, typique de la psychose). Puis la projection, le déplacement, le fractionnement, le retrait, l’idéalisation du soi. Après tout, Freud lui-même dans « l’Inconfort de la civilisation », mais aussi dans sa correspondance-dialogue avec Einstein, avait thématisé le contexte psychanalytique de la guerre. Ce contexte s’accompagne également d’une forte dose d’infantilisme politique, qui contribue à alimenter une dérive fanatique et irrationnelle qui sacrifie les vrais intérêts des peuples européens, et leur propre volonté, au maintien d’un faux Moi européiste. Il y a donc du cynisme, il y a des intérêts (même inavouables), mais ce qui est en jeu, c’est une question existentielle, une question identitaire aux implications profondes, qui touchent au côté obscur de la construction européenne.
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