Par Binoy Kampmark − Le 17 février 2023 − Source Oriental Review
Il est tout à fait plausible de penser que déployer des systèmes de lancement compatibles avec des armes nucléaires finit inévitablement par un déploiement des armes nucléaires elles-mêmes. Quelles que soient les promesses formulées par des gouvernements, voulant que jamais des armes nucléaires ne seront déployées, le secret étouffant qui entoure ces arrangements est tel que l’on ne peut que douter de telles promesses.
C’est le problème auquel est confrontée l’alliance AUKUS, qui fait de l’Australie un point central de référence pour Washington et ses ambitions de contrer la Chine. L’alliance se caractérise de plus en plus par une tonalité nucléaire. Cela a commencé par la promesse de livrer à l’Australie des sous-marins à propulsion nucléaire, sans armes nucléaires. Puis a suivi l’annonce de déploiement de six bombardiers B-52 sur la base aérienne de Tindal, dans le Nord du pays, au Sud de Darwin.
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Mercredi, j’ai eu 55 ans et j’ai reçu l’un des meilleurs cadeaux d’anniversaire qu’un type comme moi puisse demander, une bombe géopolitique majeure. Seymour Hersh a publié son premier
Il y a trop de « bruit » dans le système, et cela obscurcit la vue.
La chose qui distingue le dernier rapport en date de la RAND Corporation sur l’Ukraine ne réside pas dans la qualité de ses analyses, mais dans le fait que le groupe de réflexion national le plus prestigieux a adopté sur la guerre une position opposée à celle de la classe politique de Washington et des alliés globalistes de cette dernière. C’est un changement très important. Souvenez-vous-en, les guerres ne s’arrêtent pas du fait que le public se met à s’y opposer. Cela n’est qu’un mythe. Les guerres prennent fin lorsqu’un fossé assez vaste se creuse parmi les élites, qui finit par déboucher sur un changement de politique.