Par M.K. Bhadrakumar – Le 6 novembre 2025 – Source Indian Punchline
La courte visite du ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Sa’ar en Inde a été plutôt mince. Bien qu’il s’agisse de sa première visite en Inde en tant que ministre des Affaires étrangères, et malgré l’approche « pratique » du Premier ministre Narendra Modi sur la relation Inde-Israël qui a connu un énorme essor au cours de ses 11 années au pouvoir, il est surprenant qu’il n’ait pas été reçu par le Premier ministre. Une explication plausible pourrait être que le Premier ministre est occupé par l’élection cruciale de l’État du Bihar, qui a traditionnellement été une girouette dans la politique nationale de l’Inde.
La visite de Saar n’aurait-elle pas pu être programmée de manière à ce qu’une rencontre avec le Premier ministre soit possible ? La seule explication est que la consultation du dignitaire israélien a été organisée à la hâte. Que s’est-il passé pour que Sa’ar se précipite à Delhi avec une telle hâte?
Plus on passe au peigne fin la visite, plus il semble que Saar soit en réalité venu discuter de la situation à Gaza alors même que la deuxième étape du Plan de paix pour Gaza sur le déploiement de la force internationale se met en place.

Il n’est jamais légitime de refuser d’aider des civils affamés. Cela n’a jamais été légitime, à aucun moment.
Un journaliste itinérant qui a couvert les principaux politiciens italiens a expliqué à The Grayzone comment son pays a été réduit au rôle de “porte-avions” américano-israélien et soulève des questions troublantes sur le rôle d’Israël dans l’assassinat du Premier ministre Aldo Moro.
Je vais vous donner la conclusion d’emblée : les sionistes, et pas seulement le Premier ministre israélien Netanyahu, rejettent totalement une solution à deux États. En conséquence, le Plan de paix de Donald Trump pour Gaza est kaput d’entrée. Mort-né.
Le 24 septembre 2025, le président iranien Masoud Pezeshkian est arrivé en retard à une réunion avec des personnalités anti-guerre américaines en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies. Il arrivait d’un tête-à-tête fatidique avec Emmanuel Macron, où il avait tenté d’amadouer son homologue français pour qu’il autorise l’expiration de l’accord nucléaire JCPOA sans instituer de sanctions « snapback ». Le lobbying de Pezeshkian fut infructueux ; les Européens avaient déjà décidé d’intensifier la guerre économique contre Téhéran. Pendant ce temps, Israël se prépare à une autre attaque contre l’Iran avec le soutien américain pratiquement garanti.