Par M.K. Bhadrakumar – Le 14 novembre 2024 – Source Indian Punchline
La victoire électorale de Donald Trump aux élections du 5 novembre est perçue au Moyen-Orient avec une anxiété croissante, présageant que les États-Unis s’aligneront à cent pour cent avec le projet sioniste de Grand Israël.
Bien que Trump ait empêché les bruyants néoconservateurs d’accéder à des positions gouvernementales, on ne peut pas en dire autant des personnalités pro-sionistes. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu affirme qu’il a déjà parlé trois fois avec Trump depuis l’élection et qu’ils « sont d’accord sur la menace iranienne et toutes ses composantes.”
Les ”composantes » sous-entendent que Netanyahu espère obtenir un chèque en blanc de Trump pour accélérer le nettoyage ethnique à Gaza, annexer de la Cisjordanie, lancer des représailles violentes contre les Palestiniens et, plus important encore, porter la guerre directement sur le territoire iranien.
Ce qui s’est passé cette semaine à Amsterdam est désormais assez clair. Mais avant d’y revenir, un peu de contexte.
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Le 7 octobre dernier, le Hamas a surpris les célèbres agences militaires et de renseignement israéliennes. Toutes deux savaient depuis des années que le groupe armé palestinien se préparait à envahir Israël, à tuer et à kidnapper ses soldats et ses citoyens. Mais ils n’ont pas cru que le Hamas oserait ou réussirait à exécuter une telle opération sans précédent. L’armée et les services de renseignement israéliens, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et le grand public israélien croyaient tous que la frontière sud fortifiée de leur pays était si impénétrable et que l’équilibre des forces était si favorable à Israël que le Hamas ne remettrait jamais en cause le statu quo.
Lorsqu’ils sont entrés à Gaza le 27 octobre, après trois semaines de bombardements aériens à la suite de l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, les soldats israéliens ont emporté leurs iPhones avec eux.
John Kerry, pas plus tard que la 
Le 1er octobre, l’Iran a
La doctrine permanente d’Israël en matière de sécurité nationale consiste essentiellement à dire : « Nous pourrons avoir la paix demain si nous tuons quelques personnes de plus aujourd’hui. »