Par Moon of Alabama – Le 24 janvier 2019
Hier, les États-Unis ont reconnu le « chef de l’opposition » de droite au Venezuela, Juan Guaidó, en tant que président du pays. Un certain nombre de pays d’Amérique du Sud dirigés par la droite ont adhéré à cette initiative. Cuba, la Bolivie et le Mexique l’ont rejeté. La Russie, la Chine, l’Iran et la Turquie continuent d’appuyer le gouvernement du président élu Nicolas Maduro et se sont prononcés contre la tentative de coup d’État. L’Union européenne n’a pas d’opinion commune, la France dirigée par un néo-libéral est en faveur du coup d’État, l’Espagne s’y oppose.
Par Tom Luongo – Le 10 janvier 2019 – Source 

Le président Trump a tort d’affirmer que les États-Unis ont détruit État islamique dans la grande zone du nord-est syrien qu’il tenait – c’est la Russie et ses alliés qui l’ont fait – mais il a raison de proposer de retirer les 2 000 militaires étasuniens stationnés dans ce pays ravagé par la guerre. Ce petit contingent américain n’a aucune utilité pour un combat ou un objectif stratégique positif à moins qu’il ne serve à contrecarrer les négociations de paix actuellement en cours sous la direction de la Russie ou à servir de tête de pont pour une guerre américaine contre l’Iran. Pire encore, sa présence représente un risque constant que des militaires étasuniens soient tués par des forces russes opérant également dans cette zone relativement restreinte, risquant ainsi de transformer la nouvelle guerre froide en un conflit très chaud, même par inadvertance. Que Trump comprenne ou non ce danger, sa décision, si elle est réellement mise en œuvre – on y résiste farouchement à Washington – rendra les relations américano-russes, et donc le monde, un peu plus sûres.

Certains pensent que les États-Unis sont une superpuissance. Ils citent les chiffres du PIB, les dépenses militaires, la capacité de contraindre divers vassaux américains à accéder aux demandes américaines/israéliennes aux Nations Unies. Ils soulignent également sa capacité à forcer d’autres nations à respecter ses sanctions unilatérales, même si elles sont au mieux inefficaces, généralement contre-productives et tendent à nuire aux alliés des États-Unis. Ne s’agit-il pas là des signes distinctifs d’une véritable superpuissance ?