Par James Howard Kunstler − Le 27 novembre 2020 − Source Clusterfuck Nation
Donald Trump a découvert à ses dépens à quel point ses pouvoirs en tant que POTUS étaient vraiment illusoires, conditionnés par l’inertie, la malice et la résistance de mauvaise foi de l’establishment bureaucratique, alias le marécage. Il sait également que ce dernier vient de mettre en œuvre le système qu’il a créé pour s’élire lui-même président comme – aime-t-il à penser – un dernier acte de vengeance contre l’intrus orange qui a menacé de l’assainir et, hélas, n’a pas réussi. Tous en chœur : Heil Président Swamp !
Tout au long du drame de quatre ans du Russiagate, la main des renseignements britanniques s’est révélée en permanence.

Il semble y avoir un quasi consensus sur le fait que Trump ne l’emportera pas et que Biden et Harris entreront à la Maison Blanche quoi qu’il arrive. À ma grande surprise, même les médias russes semblent considérer que la présidence de Trump est terminée.
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Nous sommes sur le point d’assister à la bataille judiciaire la plus lourde de l’histoire des États-Unis. Oui, le résultat déterminera qui, de Donald Trump ou de Joe Biden, remportera la présidence, mais plus important encore, l’intégrité des élections américaines est sur le point d’être jugée.

Comme les lecteurs de ce blog le savent, les théoriciens de la démographie structurelle distinguent deux causes de révolutions et de guerres civiles : les tendances structurelles, qui se construisent lentement et sont assez prévisibles, et les événements déclencheurs, beaucoup moins prévisibles, voire imprévisibles. Dans cette optique, une révolution est comme un tremblement de terre ou un incendie de forêt. Comme l’a écrit Mao, « une seule étincelle peut déclencher un feu de prairie ». Un feu a besoin de matériel végétal mort, qui s’accumule progressivement au fur et à mesure que les plantes meurent et tombent. Mais ce dont il a besoin pour démarrer, c’est d’une étincelle – quelqu’un qui jette une allumette négligente, ou un éclair venant du ciel.