Le théâtre Kabuki de Trump en Ukraine. Rien de substantiel n’a été résolu


Par Alastair Crooke − Le 12 février 2026 – Source Conflicts Forum

Mais ce n’est pas le problème (que rien ne soit résolu). C’est au contraire bien pratique. Car cela ouvre plutôt la possibilité de faire de bonnes « affaires« , des accords avec les « parties prenantes » à partager et des milliards de profits potentiels. C’est le modèle transactionnel géopolitique de Trump : les affaires remplacent la négociation traditionnelle (du moins tant que l’argent circule) ; l’argent mène la politique.

Trump, Witkoff et Kushner ont l’air convaincus qu’ils peuvent construire un système de récompense financière pour les détenteurs de dette occidentale, les investisseurs et les politiciens (et l’entourage de Zelensky, dans le cas de l’Ukraine) qui ont réussi à « s’accaparer les récompenses financières de la guerre sans trop d’effusion de sang« .

Une fois les paiements répartis – du point de vue de Trump/Witkoff – les “questions territoriales, les garanties de sécurité, le statut d’adhésion à l’UE et la position de l’OTAN sont des détails qu’on verra plus tard, une fois que le système de rétribution complet sera organisé. Autrement dit, ils se concentrent sur les choses qui comptent vraiment, l’argent”.

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L’administration Trump affirme son ambition de dominer le secteur de l’énergie


Par Moon of Alabama – Le 9 février 2026

Les États-Unis tentent de dominer le contrôle du secteur mondial de l’énergie et de contrôler les itinéraires par lesquels l’énergie est livrée aux clients du monde entier.

Cette accusation est faite par le ministre russe des Affaires étrangères, Lavrov, dans une interview à la chaîne de télévision BRICS media network. L’entretien aborde également d’autres aspects. Les extraits de l’interview publiés ci-dessous ne sont que ceux qui concernent les questions énergétiques :

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Trump recule face à l’Iran en utilisant des négociations


Par Moon of Alabama – Le 2 février 2026

Le week-end s’est écoulé sans attaque américaine contre l’Iran.

Trump aurait probablement aimé frapper s’il y avait eu une chance décente d’en faire une guerre courte et réussie. Mais ce n’était pas possible. L’Iran aurait riposté vivement à toute attaque et aurait mis la région en feu.

Une frappe rapide aurait été la meilleure chance de succès de Trump. Plus il pense qu’elle va durer longtemps, plus la probabilité qu’une attaque se produise est faible.

Trump doit maintenant trouver un moyen de se débarrasser de ses grandiloquentes menaces contre l’Iran. Il a envoyé une avant-garde pour des négociations :

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Trump tergiverse pour trouver une faille exploitable dans la position ferme de l’Iran


Par Alastair Crooke – Le 31 janvier 2026 – Source Conflicts Forum

L’establishment politique et sécuritaire israélien”, écrit Anna Barsky dans Ma’ariv, ”surveille de près la situation dynamique dans l’arène américano-iranienne. Cependant, il n’y a pas de consensus … sur la direction dans laquelle Trump se dirige ; ni [même] si les États-Unis sont proches d’une décision – et si oui, quelle pourrait être sa nature et son calendrier”.

Selon l’évaluation [de la sécurité israélienne] – et contrairement à l’impression publique – la décision américaine n’est pas définitive. Trump, selon cette analyse, laisse définitivement l’option militaire sur la table mais il continue d’hésiter quant au prix, aux risques et aux chances de succès. Selon eux [l’establishment de la sécurité israélienne], Trump est un président qui prend des décisions de manière imprévisible … [Son processus de réflexion] est linéaire, influencé par des considérations politiques internes, des considérations d’image et l’équilibre coûts-avantages qu’il identifie à un moment donné”.

Cette présentation coïncide avec la prédilection connue de Trump pour les victoires rapides et une histoire qu’il peut raconter : ”“J’ai frappé, j’ai déclaré, maintenant on va parler”. C’est un scénario qui ne renverse pas le régime et ne résout pas le problème nucléaire, mais crée un récit politique”, suggèrent des sources de sécurité israéliennes, ajoutant qu’il n’y a pas nécessairement de rigidité à l’ultimatum de Trump : « S’ils ne veulent pas négocier, nous attaquerons ». Au contraire, la menace est liée à la question des tueries [et est donc fongible]”.

Cela suggère un moyen potentiel pour Trump de se dégager de ses déclarations maximalistes : « J’ai menacé ; les tueries et l’oppression ont cessé« . Crise terminée, pourrait dire Trump.

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Reconstruction de Gaza, reconstruction de l’Ukraine, « Tout cela n’est qu’affaire commerciale »


Par Alastair Crooke – Le 28 janvier 2026 – Source Conflicts Forum

Au cours des deux dernières semaines, deux messages importants ont été transmis à l’Iran, qui ont tous deux été rejetés.

L’un venait des États-Unis et l’autre d’Israël. Le premier était : « Nous [les États-Unis] allons mener une attaque limitée et vous devriez l’accepter ; ou du moins, ne donner qu’une réponse symbolique”. Téhéran a rejeté cette demande, affirmant qu’elle envisagerait toute attaque comme marquant le début d’une guerre à grande échelle.

Le message d’Israël, délivré par l’un des différents médiateurs, était : “Nous ne participerons pas à l’attaque américaine”. Il a donc demandé à l’Iran de ne pas cibler Israël. Cette demande a également rencontré une réponse négative, ainsi que la clarification explicite que si les États-Unis commençaient une action militaire, Israël serait immédiatement attaqué. Parallèlement, l’Iran a informé tous les États de la région que toute attaque lancée à partir de leur territoire ou de leur espace aérien entraînerait une attaque iranienne contre quiconque faciliterait une telle action militaire américaine.

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Application de la loi sur l’immigration. Trump perd le contrôle et recule


Par Moon of Alabama – Le 27 janvier 2026

Après que les hommes de main de l’Immigration et des douanes ont exécuté un homme non armé dans les rues du Minnesota, l’administration Trump a organisé une campagne médiatique pour affirmer que l’homme était un terroriste, avait l’intention de tuer des officiers et portait illégalement une arme.

Le vice-président Vance, l’attachée de presse de la Maison Blanche Karoline Leavitt, le chef de la politique de Trump en matière d’immigration Stephen Miller, le chef du FBI Kash Patel, la secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem et d’autres ont tous fait de fausses déclarations au sujet de cette affaire.

Leurs paroles étaient une attaque contre les droits constitutionnels en vertu des 1er, 2e et 4e amendements.

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Pourquoi Trump provoque-t-il sa propre chute ?


Par Moon of Alabama – Le 26 janvier 2025

La Maison Blanche semble faire tout son possible pour aider les Républicains à perdre leur majorité lors des élections de mi-mandat.

Les politiques douanières de Trump ont garanti que les prix des importations américaines d’une valeur de 3 000 milliards de dollars augmenteront d’au moins 10%. Ses politiques énergétiques ont entraîné une hausse de 6% des prix de l’électricité et du gaz.

Sa démarche contre les alliés pour s’emparer du Groenland est impopulaire. Bombarder l’Iran et enlever le président du Venezuela ne fut pas bien accueilli.

Envoyer des chemises brunes lourdement armées dans les quartiers américains pour appréhender ou assassiner des personnes au hasard est également détesté.

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Trump va-t-il reculer, ou pas, face à l’Iran


Par Alastair Crooke – Le 24 janvier 2026 – Source Conflicts Forum

Comme souvent ces jours-ci, une attaque décisive contre l’Iran revient, en dernière analyse, à la personnalité de Trump et à son besoin d’attirer l’attention de tout le monde. Il comprend que même si ses déclarations maximalistes ont l’air – et elles le sont – folles, elles sont néanmoins généralement comprises par défaut comme projetant « l’image d’un homme fort« . La carrière de Trump a été fondée sur le prédicat que sa base aime les « gars costauds » et que tout signe de faiblesse nuirait à cette apparence de force. C’est une chose qui a généralement bien fonctionné pour lui.

Cependant, les élites européennes trouvent cela difficile à digérer – ce qui peut se comprendre – et glissent dans des paroxysmes d’indignation.

La clé, comme l’a suggéré Michael Wolff, un observateur attentif de Trump, est qu’après des jours pendant lesquels Trump a dit que « ceci ou cela » va être fait, soit “de la manière la plus douce, soit de la manière la plus dure”, le point de basculement survient généralement lorsqu’il doit manœuvrer pour sortir de ses positions maximalistes, tout en affirmant ce fut un succès obtenu grâce à « l’Art de la négociation » – le résultat étant exactement ce qu’il prévoyait depuis le début.

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Quelle pourrait être la fin de partie au sujet du Groenland ?


Par Alastair Crooke – Le 21 janvier 2026 – Conflicts Forum

Lundi, lorsqu’on lui a demandé si les États-Unis utiliseraient la force pour s’emparer du Groenland, le président Trump a répondu “pas de commentaire”. Il a déjà promis de prendre la plus grande île du monde “de la manière la plus douce [par achat] ou de la manière la plus forte [par la force]”.

Bien que l’idée semble avoir surgi « tout à coup« , John Bolton, l’ancien conseiller à la sécurité nationale de Trump, raconte que c’est Ron Lauder, un milliardaire juif new-Yorkais de 81 ans et héritier de la fortune d’Estée Lauder, qui a semé pour la première fois la graine de la propriété américaine sur le Groenland dans l’esprit du président en 2018, lors de son premier mandat. Trump a tenté en vain d’acheter le Groenland en 2019, lors de son premier mandat. Le président Harry Truman avait également proposé de l’acheter pour 100 millions de dollars or en 1946, mais cela a été refusé.

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