Par Moon of Alabama – Le 8 janvier 2025
Hier, lors d’un événement médiatique, le président élu Donald Trump s’est livré à l’une de ses divagations habituelles (vidéo, transcription), sautant d’un sujet à l’autre sans aucun lien entre eux.
Il a surtout parlé de ses projets pour son prochain mandat. Il a promis d’alléger les impôts des riches, de supprimer les réglementations environnementales et d’augmenter la production de pétrole et de gaz.
Mais ce qui a retenu l’attention de la plupart des observateurs, ce sont ses idées en matière de politique étrangère.
L’administration Biden n’a pas renoncé à la guerre en Ukraine. Une réunion dans le cadre de la Réunion au Format Ramstein doit avoir lieu jeudi en Allemagne, présidée par le secrétaire américain à la Défense sortant Lloyd Austin, pour répondre aux besoins de défense de l’Ukraine, auxquels le président ukrainien Zelensky participera également.

Dès sa première campagne présidentielle, Donald Trump avait fait des taxes douanières élevées la pièce maîtresse de son plan de restauration de l’industrie américaine. Ces taxes donnent un avantage de prix aux producteurs nationaux par rapport aux exportateurs étrangers, ce qui les incite à accroître leur capacité de production et à remplacer les importations. Mais il faudra plus que des taxes douanières pour relancer l’industrie manufacturière américaine. Il y a d’autres obstacles, y compris un système fiscal biaisé contre les investissements à forte intensité de capital. Mais plus important encore, une frénésie d’importations qui dure depuis des décennies a réduit la main-d’œuvre disponible, les talents en ingénierie et laissé dans un état très affaibli les infrastructures et les communautés qui faisaient autrefois l’envie de l’industrie américaine dans le monde. Un plan réaliste de relance de la base industrielle américaine doit prendre en compte tous ces facteurs.

