Par Seymour Hersh – Le 26 novembre 2024
Au début du roman satirique de Nathanael West, Miss Lonelyhearts, paru en 1933, il y a une scène qui pue la dépression, le désespoir et le génie. Il est difficile de l’oublier. Le protagoniste est un chroniqueur de conseils amoureux pour un journal de New York. Il reçoit une lettre d’une adolescente qui se décrit comme ayant l’étoffe d’une beauté, avec une silhouette élancée sur laquelle beaucoup s’extasient, mais qui constate amèrement qu’elle n’a jamais eu de rendez-vous galant. Serait-ce, demande-t-elle, parce qu’elle n’a pas de nez ?
Cette scène m’est venue à l’esprit cette semaine alors que je me penchais sur l’amertume du président Joe Biden, qui semble plein de ressentiment parce qu’un groupe de gros bonnets du Parti démocrate, conscient de son échec, l’a forcé à renoncer à sa campagne de réélection et a confié la lutte contre Donald Trump à la vice-présidente Kamala Harris, et d’autant plus de ressentiment qu’elle n’a pas réussi à battre Trump comme Biden l’avait fait en 2020.

Les Israéliens, dans leur ensemble, affichent l’assurance plein d’optimisme qu’ils pourront exploiter Trump, sinon pour l’annexion complète des Territoires occupés (Trump dans son premier mandat n’a pas soutenu une telle annexion), mais plutôt pour le piéger et l’entrainer dans une guerre contre l’Iran. Beaucoup (même la plupart) des Israéliens sont impatients de faire la guerre à l’Iran et d’agrandir leur territoire (dépourvu d’Arabes). Ils croient au délire que l’Iran « est étendu nu« , incroyablement vulnérable, avant une frappe militaire américaine et israélienne.
La sélection de Tulsi Gabbard par le président élu Donald Trump au poste de directeur du renseignement national (DNI) provoque des ondes de choc dans et parmi les 18 fiefs qui composent désormais la communauté du renseignement américaine.


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