Par Moon of Alabama – Le 17 octobre 2025
Aujourd’hui, l’ancien président ukrainien Vladimir Zelenski sera à Washington pour convaincre le président américain Donald Trump de tourner davantage la vis à la Russie.
Un appel hier entre le président russe Vladimir Poutine et Trump a été lancé par les Russes pour anticiper toute concession de Trump à l’Ukraine.
Un casse-tête majeur pour les Russes était l’introduction potentielle de missiles de croisière américains Tomahawk sur le champ de bataille. Bien que ces armes soient anciennes et puissent facilement être défendues, elles sont, en principe, à capacité nucléaire. Elles sont également complexes et ne peuvent être déclenchés sans l’apport des satellites américains, de l’analyse du renseignement américain et de logiciels spécialisés.
J’ai écrit à plusieurs reprises sur
Des changements sous-jacents mais tonitruants sont en cours en Occident. Une nouvelle doctrine politique prend racine : la pensée populiste conservatrice occidentale (et plus jeune) est en train d’être reconstruite comme quelque chose de plus rugueux, de plus méchant et de beaucoup moins sentimental ou tolérant.
Quatre événements extraordinaires se sont produits la semaine dernière en l’espace de seulement 72 heures ; une semaine dont on se souviendra peut-être comme l’une des plus importantes dans la transition de la Pax Americana (une époque qui était certes beaucoup plus “américaine” que “Pax”) à un monde multipolaire.
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov est sorti d’une réunion à New York ce week-end avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio en montrant un signe du pouce levé alors qu’il croisait des journalistes. C’était un signal déroutant si peu de temps après que le président américain Donald Trump ait publiquement fait honte à l’armée russe en la qualifiant de “tigre de papier” et a stupéfait les capitales européennes en disant que l’Ukraine pouvait encore « se battre et regagner » toutes ses terres.
« Il est temps de fermer le robinet« , a annoncé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen la semaine dernière, dans sa 19e tentative de faire pression sur la Russie. Le dernier train de sanctions proposé comprend une interdiction des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe à partir de janvier 2027 — un an plus tôt que prévu — et étend les sanctions aux raffineries et aux négociants en pétrole de pays tiers, tels que la Chine et l’Inde, accusés d’aider la Russie à contourner les sanctions.