Par Leonid Savin − Le 29 octobre 2021 − Source Oriental Review

Base US abandonnée au Groenland
Il n’est pas nécessaire d’être un écologiste professionnel pour voir comment Washington et ses partenaires du G7 se préoccupent de la protection de l’environnement. Nous entendons constamment parler des initiatives « vertes » de l’accord de Paris sur le climat et de la nécessité de réduire les émissions de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. On parle même de la nécessité d’introduire des quotas pour les États. Il est logique de supposer que si les États-Unis se sont engagés à appliquer des restrictions, ils doivent le faire dans la pratique.
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Confrontés à ce nouveau concept, né des théories monétaires de Milton Friedman, les banquiers centraux se sont tout d’abord montrés circonspects. Puis, devant le refus des gouvernements de ne pas accroître des déficits budgétaires déjà élevés pour enrailler la récession née de la crise des subprimes, ils s’y sont ralliés, puis y ont pris goût en raison du pouvoir qu’ils en tiraient au point de créer une situation économique et financière dont personne ne sait comment s’en sortir. Plusieurs personnes ont proposé des solutions dont Saule Omarova, future directrice du prestigieux Office of the Comptroller of the Currency, Mark Carney, ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre, Michael Hudson, spécialiste des questions monétaires internationales, et Stéphanie Kelton, ancienne économiste en chef du Comité budgétaire du sénat. Avant d’étudier leurs propositions, examinons la politique monétaire des banques centrales ces dernières décennies et leurs conséquences sur l’économie pour cerner le problème.





