Trump n’est pas la « bonne carte », selon les élites du pouvoir américain ; le Joker aurait dû être sorti du lot.
Par Alastair Crooke – Le 30 septembre 2024 – Source Strategic Culture
En tant qu’ « Empereur » évincé, Biden a fait sa sortie finale à la tribune de l’ONU ; il n’était pas l’Empereur d’antan, débordant de bravoure pour dire que les États-Unis sont de retour, et que « je dirige le monde ».
En effet, alors que le Moyen-Orient explose et que la bulle ukrainienne se dégonfle, la Maison Blanche continue d’exhorter toutes les parties à faire preuve de retenue et à réduire la violence. Mais personne ne l’écoute.
Alors que son ère s’achève de manière peu glorieuse, Biden a peut-être aimé l’idée d’actionner les leviers de l’influence coercitive du soft power, pour découvrir par la suite que les fils reliant ces leviers aux « points » ferroviaires du monde réel n’existaient plus. L’influence s’était envolée ; la coercition impériale était de plus en plus dédaignée. La diplomatie a échoué sur toute la ligne. Continuer la lecture
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Même s’il résiste à l’épreuve du temps, comme son prédécesseur Fumio Kishida, Ishiba n’a pas grand-chose à offrir pour attirer les dirigeants de l’ASEAN dans un contexte de déclin de la puissance économique du Japon et de montée en puissance économique de l’ASEAN.
L’idée de « combattre sur plusieurs fronts » est rarement une bonne nouvelle pour les stratèges militaires. L’histoire montre que les pays qui tentent de s’engager sur plusieurs fronts, voire sur deux seulement, connaissent souvent des résultats désastreux. Pourtant, aux États-Unis, des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent en faveur d’un engagement dans trois guerres simultanées.
Les élites américaines sont, en matière de sécurité, obsédées par la menace que représentent la Chine et la Russie pour la primauté mondiale des États-Unis. Il s’agit d’une grave erreur de calcul stratégique. Le réseau mondial étasunien d’alliés puissants et de bases (alors que la Chine et la Russie n’en ont pratiquement pas), leur puissance maritime inégalée et la possession de la seule monnaie véritablement mondiale signifient qu’aucun autre pays ne peut défier Washington sur la scène mondiale en tant que leader.