Jamais je n’ai vu les plans d’une Organisation internationale aussi évocateurs d’un royaume féodal.
Par Pascal Lottaz – Le 20 janvier 2026 – Source : le blog de l’auteur
Si ce n’était pas si tragiquement lié à l’un des pires génocides de ma génération, ce que Trump fait avec son “Conseil de paix“ serait presque drôle. La semaine dernière, il semblait avoir terminé la charte envisagée et l’a envoyée au cours du week-end à des dizaines de gouvernements à travers le monde ; il a même invité Vladimir Poutine à rejoindre le conseil d’administration.
Alors que certains ont émis l’hypothèse qu’il pourrait être en train de créer une organisation rivale des Nations Unies, ce qu’il fait en réalité est beaucoup plus trumpien. Il travaille à la création de sa propre Organisation internationale (OI), hautement personnalisée, une organisation conçue pour concentrer l’autorité entre ses mains et persister au-delà de sa présidence des États-Unis. Regardons comment cette monstruosité est envisagée.
Dans l’histoire des relations entre les États-Unis et l’Amérique latine, ce qui vient de se passer au Venezuela n’est guère unique : en un peu moins de cent ans, de 1898 à 1994, le gouvernement américain est intervenu avec succès pour changer de gouvernement en Amérique latine
C’est finalement arrivé. Après des mois de renforcement militaire dans les Caraïbes, le meurtre illégal de plus d’une centaine de personnes abattues sur des bateaux de pêche vénézuéliens – dont beaucoup de civils – et la saisie tout aussi illégale de pétroliers vénézuéliens, l’administration Trump a considérablement intensifié
Par
Au plus fort de la guerre en Irak, les forces américaines étaient confrontées à une insurrection incessante menée par des combattants provenant d’un large éventail de mouvements politiques et d’orientations religieuses, y compris d’anciens militants baasistes, salafistes, wahhabites et chiites. Moins compris à l’époque était le rôle joué par un État voisin dans la facilitation de cet assaut.
Voici la traduction en français d’un entretien donné récemment au Japon. M’exprimer régulièrement au Japon sur les questions géopolitiques (depuis vingt ans au moins) m’a aidé à développer une vision désoccidentalisée du monde, une conscience géopolitique non-narcissique. On verra ainsi dans cet entretien que c’est ma réflexion déjà ancienne sur l’éventuelle acquisition par le Japon de l’arme nucléaire qui m’a conduit à une vision plutôt sereine de la question iranienne.