Comment, après la chute de Lehman Brothers, nous nous sommes approchés d’un « bank run » de grande envergure
Par John Authers – Le 8 septembre 2018 – Source Financial Times
En septembre 2008, une faillite d’AIG, selon beaucoup, aurait signifié un effondrement instantané du système bancaire européen, qui détenait du crédit américain très dégradé © Bloomberg
Il est temps d’admettre qu’un jour j’ai délibérément caché des informations importantes aux lecteurs. C’était il y a dix ans, la crise financière était à son comble, et je pense avoir fait ce qu’il fallait. Mais dix ans après la crise de 2008 (nos premières pages de la période sont sur ft.com/financialcrisisis), j’ai besoin d’en parler.
Le moment clé a été le 17 septembre, deux jours après la faillite de Lehman. Ce mercredi là a été – pour moi – le jour le plus effrayant de la crise, lorsque la finance mondiale s’est approchée le plus de la faillite totale. Mais je ne l’ai pas écrit ainsi dans le FT.






Cela fait plus de deux semaines que Poutine a parlé à Trump à Helsinki, et le brouhaha autour de cette réunion s’est un peu calmé, ce qui a permis de rassembler quelques réflexions sur ce qui s’y était dit. Évidemment, il y avait beaucoup à discuter pour ces deux chefs d’État, simplement pour éviter que la situation internationale ne devienne incontrôlable, et peut-être l’ont-ils fait. Et, de toute évidence, la seule chose que ces deux pays n’auraient pas pu faire est d’empêcher la situation politique aux États-Unis de devenir incontrôlable.


